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Dimanche 30 novembre 2008

Ne croyez pas que nous mettons ce blog en jachère, non non, mais entre les grosses commandes dont Fran doit s'occuper et mes petits tracas de bidon qui pousse, et bien, ce n'est pas toujours facile de l'alimenter.

 

Néanmoins, je ne pouvais pas vous laisser sans quelques petites explications quant au weekend que nous venons de passer !

 

Jeudi, c'était Thanksgiving ici, que la plupart ont fêté en famille autour de grands dîners, alors pour ne pas restés seuls chacun dans notre coin, notre petit groupe de copains français s'est lui aussi réuni pour goûter une des fameuse dinde. A l'heure où j'écris ce billet, celle-ci, que j'avais pu photographier dans le National Park de Zion doit gambader encore ;o)))

 

 

Thanksgiving est un temps spécial aux Etats-Unis pour s'occuper des gens, des plus démunis aussi, en se rappelant du meilleur et en étant reconnaissant pour toutes les belles choses de la vie.

 

Cette idée d'une Action de Grâce Nationale ayant lieu le dernier jeudi du mois de novembre est l'oeuvre de Lincoln et remonte à 1863 mais l'origine est beaucoup plus ancienne.

 

En 1620, des pélerins protestants britanniques, très pieux, fuyant les persécutions de Jacques 1er (Roi d'Angleterre de 1603 à 1625 qui avait succédé à Elisabeth 1er) embarquèrent à bord du Mayflower pour réjoindre la Virginie afin de pratiquer librement leur religion.

 

En raison de leur peu de connaissances agricoles et d'un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d'entre eux ne survécut pas.

 

Au printemps suivant, un indien entra en contact avec les immigrants leur offrant de la nourriture et leur apprenant à pêcher, à chasser et à cultiver le maïs.

 

Pour célébrer leur première récolte, le gouverneur décrêta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent les indiens à partager leur repas en guise de remerciement et pour sceller une amitié durable et un pacte commercial.

 

Des dindes sauvages furent servies à cette occasion.

 

Les Américains sont très attachés à cette période de fête mais à l'inverse, du côté des indiens, des manifestations sont souvent organisées le jour de Thanksgiving en mémoire des indiens natifs car pour eux, ce jour représente la destruction de leur continent et le point de départ des guerres indiennes...

 

Nous vous remercions pour votre visite et espérons pouvoir vous présenter un autre sujet très bientôt.

 

 

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mardi 4 novembre 2008

Nous sommes le 04 novembre 2008 et seulement à quelques heures du résultat du scrutin quant à l'élection du nouveau Président des Etats-Unis d'Amérique.

Les américains n'hésitent pas à afficher leur préférence sur les pelouses, si bien que d'une maison à l'autre, vous pouvez voir des pancartes en faveur de l'un ou l'autre candidat :



A l'heure où j'écris ce billet (le 03/11/08 à 21h53), Barak Obama, le candidat démocrate sénateur de l'Illinois (né le 04 août 1961 à Honolulu),  est crédité dans les sondages, d'une avance de 7 points sur son adversaire républicain, John McCain (sénateur de l'Arizona, né le 29 août 1936 à Coco Solo, zone du Canal de Panama) et remporterait l'Etat de l'Ohio qui est souvent un Etat "clef" (John Kerry en 2004 a perdu de deux points face à Bush dans cet Etat).

Mais attention, nous ne pouvons pas nous fier aux sondages et intentions de vote car un candidat peu gagner le vote populaire et pourtant ne pas être élu. Rappelez-vous, ce fut le cas en 2000 pour Al Gore face à Bush.

Afin de tenter d'y voir un peu plus clair dans le système de la course à la Maison-Blanche, j'ai demandé à Fran qui vit sur le territoire depuis 30 ans environ de nous expliquer simplement le processus.

"Aux Etats-Unis, il y a deux grands partis politiques : le Parti Républicain et le Parti Démocrate. Mais il existe également d'autres partis moins connus comme le Green Party et le Libratarian Party.

Les candidats se présentent au moins 1 an avant que le "concours" débute. N'importe qui peut s'inscrire et représenter son parti. Par contre, chaque Etat réglemente cette possibilité. Ainsi certains exigent que le candidat ait 10 000 signatures du peuple, et d'autres Etats réclament 200 dollars et au moins 1 signature.

Ce premier tour sert à choisir quel homme ou quelle femme sera le repésentant de chaque parti.

Chaque Etat fait ses élections primaires selon ses propres lois. Ces élections n'ont d'ailleurs pas lieu le même jour. Dans l'Orégon par exemple (l'Etat de Fran), si on a choisi d'être républicain, on a le droit de voter uniquement pour un républicain lors du premier tour. Dans d'autres Etats, on peut voter pour n'importe qui.

Une fois que tous les Etats ont fini leurs premières élections, chaque parti peut annoncer le nom de celui ou celle qui le représentera. Les partis font alors une grande fête appelée Convention et le gagnant annonce à ce moment qui sera celui ou celle qui sera son partenaire en tant que Vice-Président.

* Barak Obama, vainqueur du parti démocrate a choisi comme Vice-Président Joe Biden.
* John McCain, vainqueur du parti républicain a choisi Sarah Palin.

Les fondamentaux du parti démocrate : en règle générale, les démocrates sont plus libéraux. Ils soutiennent le droit de la femme (et surtout la question de l'avortement qui constitue un des plus gros débats entre les américains), ils souhaitent la séparation de l'église et de l'Etat (et donc, interdire les prières à l'école par exemple), ils supportent les aides sociales comme les aides médicales pour les plus démunis. Ils veulent plus de lois contre le droit du port d'arme et en ce sens, ils sont plus pacifistes et n'aiment pas trop la guerre.

Le symbole des démocrates est l'ANE.


Les fondamentaux du parti républicain : en principe, ils sont plus croyants et donc davantage conservateurs. Ils veulent éliminer l'avortement, garder le droit de s'armer, augmenter la présence militaire américaine dans le monde. Ils proposent de réduire le coût des impôts en éliminant des services sociaux. Ils s'opposent au fait que les homosexuels puissent se marier. Ils militent pour la construction d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique pour réduire les problèmes d'immigration.

Le symbole des républicains est l'ELEPHANT.


Aujourd'hui, les américains iront donc voter pour le prochain Président, mais aussi pour plusieurs lois et autres candidats pour d'autres positions gouvernementales (sénateurs, représentants au Congrès, juges, etc...).

Le Président n'est pas élu par le nombre de votes du peuple !!!

Chaque Etat dispose d'un nombre de votes qui correspond à une formule mathématique. Chaque Etat a 2 votes + 1 vote pour chaque représentant dans le Congrès. Un Etat qui compte beaucoup d'habitants a donc plus de représentants au Congrès. L'Alaska, par exemple, a seulement 3 votes. La Californie a 55 votes. L'Oregon (mon Etat) a 7 votes et l'Ohio où habite Sandrine a 20 votes.

Une fois que les gens ont voté, on additionne le tout par Etat et le vainqueur de chaque Etat reçoit TOUS les votes pour cet Etat.
Si McCain a plus de votes en Alaska, il gagne 3 points.

Il faut la majorité des points pour gagner. Il est donc possible d'avoir plus de votes populaires et perdre comme l'a dit plus haut Sandrine".


Voilà une carte des Etats selon leur appartenance politique lors de l'élection de 2004 (en rouge, les Etats républicains, en bleus, les Etats démocrates) :


Nous espérons que cet article vous a permis de comprendre un peu mieux ce système électoral si différent du notre en France.

Nous vous remercions pour vos messages si plaisant à lire ;o)))



Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mercredi 29 octobre 2008

On dit que la saison préférée des américains, c'est l'automne. C'est vrai qu'entre la douceur des températures, la valse des couleurs dans les forêts et la préparation des festivités de fin d'année (Halloween bientôt, suivie de Thanksgiving puis de Noël), nous ne pouvons être que sous le charme de ces splendeurs automnales.

Je vous livre donc quelques photos prises dans la forêt de Sharon Woods de Cincinnati.


Halloween est une fête très populaire aux Etats-Unis, surtout auprès de ceux qui ont des enfants. Alors tout le mois d'octobre est consacré à la décoration de son jardin et de son intérieur. Pour cela, nous visitons de nombreuses fermes pour choisir nos pumkins (citrouilles).


Les citrouilles sont un symbole important de cette fête.

On les transforme en lanterne car elle représente "Jack-O-Lantern'", un homme si pingre qu'il n'avait pu entrer ni au paradis ni en enfer et errait avec sa lanterne sur terre en attente du Jugement Dernier.

Le 31 octobre était le dernier jour de l'année des Celtes qui étaient les ancêtres des Irlandais, des Ecossais et des Gallois. Ce jour là, ils pensaient que les fantômes se mêlaient aux vivants. Les villageois cuisinaient toute la journée et une fois la nuit tombée, ils s'habillaient de façon à ressembler aux défunts et allaient déposer leurs offrandes aux portes de la ville ou du village en espérant apaiser les morts.
¨
Les années passant, Halloween devint une fête pour enfants. Quand les Irlandais immigrèrent aux Etats-Unis dans les années 1840, ils apportèrent cette coutume sur le continent américain.

Désormais, chaque 31 octobre, les enfants se déguisent pour se présenter aux portes de leurs voisins en criant "Trick or Treat" (des bonbons ou un mauvais sort). Ainsi, des petits pirates, des fantômes, des princesses tiennent des sacs ouverts ou des paniers (le plus souvent en tissu ou en plastique) pour recueillir les friandises distribuées par le voisinage.

Nous aussi, nous avons sacrifié à la tradition et attendons avec impatience vendredi soir ! Mdr !




Encore une fois, nous vous remercions pour votre visite et vos messages que nous découvrons avec plaisir. Nous reviendrons très vite car nous ferons une billet sur les élections présidentielles du 04 novembre prochain.
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Jeudi 16 octobre 2008

Pour ce dernier chapitre consacré à la Floride, je vais vous parler des Keys, situés à l'extrémité Sud. Les Keys sont de splendides chapelets d'îlots protégés par l'unique barrière corallienne d'Amérique du Nord.

Et comme toujours, voici ci-dessous une carte pour vous permettre de les visualiser :

Comme vous pouvez le voir, tant les Bahamas que Cuba sont tout près.

Après 1h30 de route depuis le centre de Miami, nous commencons à emprunter ces longs ponts interminables enjambant la Florida Bay qui separe donc l'Océan Atlantique du Golfe du Mexique. Ces ponts constituent l'unique axe routier (Overseas Highway) possible pour vous rendre sur ces îles, et renforcent cette idée que l'on a d'aller jusqu'au bout du monde.


La plus grande île de l'archipel des Keys, la première qui fut habitée, et qui désormais est très animée le weekend par le flot des habitants de Miami qui viennent s'y détendre, c'est Key Largo.

Elle n'a vraiment rien d'exceptionnel mais donne le ton : les Keys, c'est avant tout un esprit de décontraction, on s'y sent en vacances toute l'année.

Les magasins de pêche sont très nombreux. Ils vendent et louent des équipements et des permis, permettent aussi les services d'un guide, des croisières de pêche.

La Floride du Sud comprend des zones de pêche importantes grâce à l'influence du Gulf Stream (courant maritime chaud) et les espèces des grands fonds, comme le marlin, le mérou, le tarpon y abondent.

Je ne sais pas pour vous, mais quand je regarde ces clichés de gros poissons suspensus exhibés comme des trophées, je pense à Hemingway. D'ailleurs, c'est à Key West qu'il a vécu, une dizaine d'années. Malheureusement, nous n'avons pas pu y aller (bien que seuls 60 kms restaient à parcourir), car le chemin de retour vers Miami aurait été trop long.


L'architecture des maisons des Keys est assez simple pour répondre au climat chaud et à la rareté des matériaux.

Ainsi, on peut noter les grandes fenêtres à guillotine pour laisser passer l'air frais, les larges vérandas aident à se procurer de l'ombre, les sculptures en bois des balustrades rappellent les maisons que nous avions pu voir en Guadeloupe.

Les peintures colorées des façades sont très à la mode.

Sur les Keys, nous retrouvons également une végétation tropicale.


Windley Key abrite un Théatre de la Mer qui fut en 1946 le 2ème parc aquatique de Floride. Aujourd'hui, il est toujours célèbre pour ses spectacles de dauphins et d'otaries. Je peux vous dire que cette halte fut très appréciée par les filles.


Les Keys sont donc reliées entre elles par une succession de ponts sur les eaux dont le plus long est le Seven Mile Bridge (un peu plus de 11 kms).



Une fois passé ce pont, les Keys changent d'apparence. Le pays est plus rude et moins urbanisé. Les bois sont plus nombreux et la faune et la flore plus variées. Et surtout, le rythme de vie est nettement plus lent.


Vu la chaleur et l'appel des eaux turquoises, transparentes et peu profondes, nous avons passé l'après-midi à nous baigner dans le Bahia Honda State Park qui dispose de la plus belle plage des Keys.


Cette plage de sable blanc est bordée d'une dense forêt tropicale que sillonnent des pistes. Nous n'étions pas gênés par les touristes, n'est-ce pas ? Ce fut très difficile de sortir de l'eau et de quitter cet endroit paradisiaque


Allez, je vous laisse rêver à votre tour ;o)))))

A très bientôt et encore merci pour vos messages adorables.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Samedi 11 octobre 2008

Etant sur Miami pendant une semaine, il aurait été quand même dommage de ne pas aller à la rencontre de Miami Beach qui reste quand même LE quartier phare à ne pas manquer. C'est donc partir à la découverte d' une toute autre faune pittoresque que je vous propose.

Mais avant d'y arriver, nous longeons par la Dolphin Expressway, la masse de gratte-ciel de Downtown qui datent du début du XXème siècle et qui s'étendent le long de la Miami River.


Plus loin, les yatchs amarrés aux pontons de ces superbes demeures construites sur des îles artificielles dans les années 20, nous indiquent que nous sommes dans l'élégante zone résidentielle. Sans se faire arrêter au poste de contrôle, nous nous rendons de l'autre côté du pont pour les admirer de plus près.

Je ne vous montre que celle-ci, mais dans une végétation tropicale luxuriante, nous avons pu en voir d'autres avec des styles architecturaux des plus variés. Franck Sinatra, Al Capone, Gloria Estefan, Julio Iglesias, etc... ont été ou sont encore des habitués.



Le plus difficile à Miami Beach est de trouver une place de stationnement ! Pas d'autre solution alors que de payer 20 $ la journée une place de parking gardée........Miami, ce n'est pas Cincinnati, et cette précaution est recommandée.

Nous marchons à peine un bloc avant d'arriver sur Ocean Drive qui regroupe 800 bâtiments protégés pour leur appartenance au style Art Déco.

L'Art Déco est un style qui apparut à la suite de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris en 1925. Eclectique, ce style prétendait mélangeait tous les genres, des motifs floraux de l'Art Nouveau ou de l'iconographie égyptienne aux motifs géométriques cubistes.
Dans l'Amérique des années 1930, les bâtiments Art Déco faisaient référence à la puissance de la technologie et se voulaient, pour certains futuristes.

Voici quelques exemples de bâtiments Art Déco de Miami Beach avec, pour commencer, l'Hôtel Marlin dont les fenêtres englobent les angles et qui possède des frises en bas relief sur la façade.

Ici, des bâtiments très colorés.

Et là, un hôtel de grand luxe.

Miami Beach.possède aussi sa face cachée bien moins reluisante.

Et puis Miami Beach, c'est un art de vivre : dans la journée on bronze, on dort, on fait des exercices de remise en forme et le soir venu, on danse dans les clubs branchés de la ville qui scintille grâce aux néons.

L'atmosphère oscille entre le chic, la bohème, le bling-bling !

Le meilleur moyen de découvrir Ocean Drive est de passer quelques temps à la terrasse d'un café du front de mer, comme nous l'avons fait, avec des brumisateurs qui rafraichissent, car on assiste à des processions de corps bronzés et décontractés parfois dans des tenues ne couvrant que l'essentiel !


La côte est bordée de sable sur 16 km et c'est ici, à South Beach que la plage est la plus large et la plus vivante.

Les postes d'observation des maîtres-nageurs sont tous différents et peints aux couleurs caractéristiques d'Ocean Drive.

Peu passionnés d'Art Déco et des fastes de ce quartier, nous avons surtout apprécié l'Océan avec lequel je vous laisse passer un petit moment de détente et de rêve.

Merci encore pour vos messages. Nous vous donnons donc rendez-vous demain pour une visite dépaysante au sein des Keys.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Vendredi 10 octobre 2008

Après avoir traversé la Big Cypress National Preserve sur toute sa longueur par l'US 41 (Tamiami Trail) qui a désenclavé la région, nous arrivons à Everglades City, située à l'opposé de Miami (à deux heures de route).

(Forêt de cyprès chauves bordant l'US 41 qui poussent en longues rangées étroites) :


Toujours pour vous faire une idée précise de l'emplacement, voilà ci-dessous la carte :

Que dire d'Everglades City (?) si ce n'est que c'est une ville désertique, qu'il n'y a pas âme qui vive dans cet endroit reculé ou si peu puisqu'elle ne compte environ que cint cents habitants vivant au rythme de la saison de la pêche. Par contre, les vautours guettent ! 
 

Nous prenons le bateau pour une croisière d'environ deux heures au sein des Ten Thousand Islands (Les 10 000 Iles), à l'embouchure du Golfe du Mexique.


Nous découvrons de plus près la mangrove dont les arbres qui prospèrent dans l'eau salée ou saumâtre servent d'abri à plusieus espèces aquatiques et aux oiseaux. Ils constituent la principale défense de la Floride face à la force déstructrice des ouragans en absorbant les inondations et en empêchant l'érosion côtière.

Les Ten Thousand Islands sont en fait de nombreux îlots, eden des pêcheurs où les palétuviers progressent toujours plus vers le large. Dans ces frayères, se reproduit une quantité impressionnante de poissons, et c'est donc la raison pour laquelle la pêche est si bonne dans la région.


Nous avons la chance, d'être accompagnés par des dauphins mais nous n'avons pas réussi à localiser les lamentins.

De retour, nous reprenons la voiture et espérons pouvoir trouver de quoi nous restaurer malgré l'isolement car les filles commencent à s'agiter. Nous suivons l'unique route qui s'avère nous conduire à Chokoloskee, laquelle route aboutit à un cul de sac.
Par chance, nous déjeunons dans l'unique petit restaurant familial présent dans le village et sommes très agréablement surpris tant par les faibles prix que par la qualité de nos plats copieux..........comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences !

En sortant, je photographie ce grand Pélican Brun qui lustre ses ailes

En retournant sur Miami, nous croisons cette petite Poste charmante.

Les panneaux nous rappellent que nous sommes dans une région un peu hostile ;o))

 























Puis, tout près de la Shark Valley, nous passons devant le Miccosukee Indian Village. Ces maisons sont leur demeure traditionnelle appelée "chickee". Elles sont simples et fonctionnelles, privilégiant la ventilation naturelle maximale

 

 Plus loin, nous retrouvons nos redoutables compagnons de voyage. Moi qui craignais aller en Floride et ne pas en voir, je suis servie !


Je finis en vous montrant un autre aspect des Everglades avec cette végétation dense, typique elle aussi avec ces hammocks, petits îlots surmontés d'un arbre.


Merci encore pour vos messages et demain, si vous êtes sages, je vous parlerais de Miami.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Jeudi 9 octobre 2008

Un peu de répit dans l'emploi du temps de la maman que je suis me permet aujourd'hui de vous parler ENFIN de la Floride, comme promis.

Pour beaucoup, cet état est synonyme avant tout de vacances à Orlando, connu pour ses parcs à thème de qualité.

Je n'en parlerai pas dans ce post pour la bonne raison que nous n'y sommes pas encore allés, les filles étant encore trop petites pour pouvoir apprécier le déplacement.

Néanmoins, j'évoquerai  ici, en quatre parties, nos vacances dans le Sud-Ouest qui est en grande majorité recouvert par des marécages et par de merveilleuses stations balnéaires, sans oublier Miami (complètement à l'Est), enfin surtout Miami Beach et son style art déco si particulier.

Pour vous donner une idée, voilà la carte des Etats-Unis avec, en vert sapin, les endroits que nous avons visités du 05 au 14 avril 2008 :

La Floride mérite bien son surnom de "Sunshine State" (Etat du Soleil) mais recèle d'autres facettes plus méconnues car ces paysages sont finalement très variés du fait du climat tempéré au Nord et tropical au Sud et de son altitude basse.

En ce qui nous concerne, nous avons été particulièrement séduits par le côté sauvage des Everglades qui abritent une faune et une flore d'une richesse exceptionnelle qui peut, pour certains, apparaître inhospitalière. Il faut dire qu'entre les crocodiles américains, les alligators, les serpents, la panthère de Floride et les attaques en raffale des moustiques, il y a de quoi être un peu sur ses gardes ;o))

Comme je le disais plus haut, les marécages des Everglades sont très présents puisqu'ils recouvrent une superficie de 800 000 hectares !

De l'eau à perte de vue au milieu d'herbes hautes. Nous les avons traversés de part en part, de Miami à Everglades City, par une petite route appelée la "Tiamiami Trail" qui passe notamment par le centre des terres préservées et par la tribu indienne Miccosukee.

Voici la carte du trajet, suivi de mon récit :

Aux portes de Miami, nous longeons déjà un canal où nous apercevons sur la berge un alligator amorphe et après seulement 1/2 heure de route, nous nous arrêtons dans un centre géré par des Rangers qui proposent une sorte de safari au sein des Everglades.

Nous sommes en fin d'après-midi et le site nous est entièrement réservé car nous sommes un groupe de 30 personnes environ appartenant à la même société.
A peine descendus du bus, nous sommes des proies faciles pour les moustiques déjà présents. Nous nous aspergeons généreusement de lotion répulsive et nous mettons des bouchons dans nos oreilles afin de monter à bord de notre air boat (hydroglisseur). Malgré la chaleur, j'avais un peu obligé les filles à porter manches longues et pantalons longs avec des chaussettes...elles furent épargnées par les escadrons de moustiques.
Ci-dessous, notre air boat :
Les canaux de drainage des marécages d'eau douce se caractérisent par des zones de faible profondeur qui s'écoulent très lentement permettant ainsi aux hydroglisseurs de circuler.

Malgré le bruit assourdissant, la faune est bien présente et pas effrayée par notre passage. Au milieu de la laiche, plante typique des marais aux feuilles très fines, longues et tranchantes comme des lames de rasoir, nous croisons les redoutables crocodiles américains et alligators.

Ce joli petit monde cohabite notamment avec la majestueuse Grande Aigrette, les imposantes Spatules Roses et le Héron Brun.


Nous découvrons bien d'autres espèces et une flore toute aussi surprenante. Puis le Ranger met les gas pour glisser à toute vitesse à travers ces trésors écologiques stupéfiants.

Une fois rentrés au centre, il nous guide à travers un long sentier et je dois avouer que je ne suis pas rassurée d'être sur cette passerelle au milieu de cette végétation luxuriante car tout près...

...il y a ce spécimen qui nous regarde du coin de l'oeil, accompagné de ses acolytes !

Je sacrifie à la traditionnelle photo avec un sourire légèrement crispé, tenant du bout des doigts ce bébé alligator. A en croire la tête du Ranger, je fais une bien piètre prestation ;o))

Je vous laisse avec cette photo faite après le repas pris sur place, toujours accompagnés des moustiques un peu moins voraces, mais, croyez-moi, de nuit, les Everglades sont encore plus impressionnants : frisson garanti !

Je vous dis donc à très bientôt pour la suite des aventures qui auront lieu plus à l'Ouest, du côté des Ten Thousand Islands, où nous verrons encore des alligators mais aussi, des dauphins, des lamentins, la mangrove et ses palétuviers, la réserve indienne, etc...






Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Lundi 29 septembre 2008

Fran avait eu la gentillesse de vous préparer un sujet sur les pick-up trucks.

Ces derniers jours, dans l'Ohio, les opérations de déblaiement des dégâts causés par la tempête battaient tant leur plein, que je me suis souvenue de son article que nous vous livrons donc aujourd'hui.

Longtemps réservés aux paysans et commerçants, les pick-up trucks ont pris une grande ampleur aux Etats-Unis en devenant des véhicules de tous les jours.

Les Américains aimant les grosses voitures, les pick-up trucks caracolent en tête des ventes de véhicules et constituent en quelque sorte la dernière chasse gardée des constructeurs automobiles américains face aux constructeurs japonais. Cependant, les envolées du pétrole commencent à avoir des conséquences sur les chiffres des ventes.

Le pick-up truck est une sorte de camionnette munie d'une benne ou d'une espace ouvert à l'arrière.

L'engouement pour un tel véhicule est tout de même plus prononcé dans les campagnes où sa fonction utilitaire prend tout son sens notamment lorsque les terrains sont boueux ou enneigés.

Il permet d'effectuer des déménagements de façon aisée, de transporter du foin, du bois, de l'eau, du fuel, du matériel en tout genre, voire d'être une zone de camping aménagée, comme en témoignent les clichés ci-dessous :


Chevrolet (Chevy), GMC, Ford, Dodge forment l'essentiel des pick-up trucks que l'on trouve.

Il y en a des petits, des moyens, des gros, des immenses et les Américains ne peuvent pas s'en passer.

Fran avoue en avoir eu un elle aussi qu'elle a vendu récemment (car il ne correspondait plus à ses besoins et consommait trop de carburant), au profit d'une "petite" voiture de sport ;o)))


Merci à vous toutes et tous pour votre visite, pour vos messages. Bientôt nous vous parlerons de ce qui nous occupe en ce moment : la recherche des meilleures pumpkins pour décorer nos maisons en vue d'Halloween !

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mardi 9 septembre 2008

Nous étions invités dimanche par des amis américains afin d' assister à notre premier match de football, la saison venant tout juste de reprendre.

Notre hôte a étudié à l'Université de PURDUE dans l'Indiana (à 1h20 au nord d'Indianapolis) ... comme Neil Armstrong !

Il est resté très attaché à elle, si bien que lorsque Purdue joue à domicile, il n'hésite pas à rouler pendant trois bonnes heures depuis Cincinnati pour se rendre au stade. Et c'est donc avec beaucoup d'excitation qu'il nous a conduit là-bas.

Avec le post d'aujourd'hui, je vais tenter à mon tour de vous faire découvrir le football américain qui se pratique ici depuis 1869, date à laquelle également l'Université de Purdue fut fondée.

Les Boilmakers (chaudronniers) est le surnom donné à l'équipe de Purdue. Il remonte à 1891 quand ils remportèrent un match contre leurs rivaux du Wabash College avec un score sans appel de 44 à 0. L'accent avait été alors mis sur leur force brute.

Lorsque nous sommes arrivés, toute la ville était aux couleurs de l'équipe et le temps semblait s'être arrêté pour cette rencontre. Les voitures portaient fièrement des drapeaux, jeunes et moins jeunes portaient des vêtements noirs et jaunes, les boutiques et décorations florales étaient elles aussi dans ces teintes.

Plusieurs parkings avaient été aménagés sur les pelouses si bien, que malgré la foule gigantesque, c'est avec une grande facilité que nous avons trouvé une place.

Les américains ont l'art du pique-nique quelque soit le lieu où ils se trouvent : ce que je croyais être des stands de vendeurs de sandwichs ou de tee-shirts étaient en fait des paravents abritant des supporters en train de déjeuner avec leur barbecue portable.


Nous avons alors pénétré dans l'enceinte du Ross-Ade Stadium qui était bondé.


A peine avions nous trouvé nos places que l'hymne national fut joué par le jazz band.

Tous debouts, tête nue, la main sur le coeur, nous avons chanté, écouté "The Star Spangled Banner" (La Bannière Etoilée) et croyez-moi, ce fut encore un moment fort en émotion pour moi car je réalise à chaque fois la chance que j'ai de pouvoir vivre ici et d'assister à de tels évènements.


Le football américain est un sport qui engage tout le monde et, pour que la partie soit réussie, quelques ingrédients sont nécessaires (hormis un temps clément ;o)) ).

Vous trouverez toujours des cheerleaders (pompoms girls) pour animer les tribunes. Très souvent gymnastes, elles constituent de vraies équipes :


Elles sont toujours accompagnées de l'orchestre de l'Université :

Les majorettes, les agitateurs de foule et la mascotte contribuent également à l'ambiance !

Puis les équipes, comptant entre 22 et 53 joueurs chacune (remplaçants inclus). pénètrent sur l'aire de jeu.



1/ La tenue des footballeurs suit une réglementation très rigoureuse, son rôle étant  exclusivement protecteur :

- les pantalons sont moulants et doivent couvrir les genoux. Ils comprennent à l'intérieur des protections de hanches, de coccyx, des cuisses et des genoux,

- le casque est indissociable de l'image du football américain. La grille doit être solidement fixée, la mentonnière attachée, le protège-dents coloré pour être visible par les arbitres et fixé sur la grille,

2/ Les joueurs évoluent sur un terrain mesurant 100 yards (environ 91 mètres), sur lequel sont tracées des lignes blanches tous les 10 yards.





Chaque équipe comprend 11 joueurs sur le terrain et dispose de 4 tentatives (downs) pour accomplir 10 yards. Si elle échoue, elle rend le ballon à l'adversaire.

Les équipes ont une formation de joueurs spécialisés en attaque et une autre formation spécialisée en défense et les successions des phases de jeu permettent au coach autant de changements qu'il veut.

L'équipe qui est en possession du ballon doit le faire avancer jusqu'à la zone d'en-but de l'équipe adverse (qui est donc avec sa formation spécialisée en défense) qui doit empêcher cette progression.

3/ Si une équipe parvient à emmener le ballon jusqu'à la zone d'en-but adverse, elle marque 6 points : c'est le fameux touch down. A la différence du rugby, le joueur n'a pas besoin d'applatir le ballon.

Elle peut transformer l'action par un coup de pied entre les poteaux pour marquer un point supplémentaire.

Lors d'une phase de jeu, les joueurs peuvent marquer 3 points en faisant passer le ballon entre les poteaux, c'est le field goal.

4/ Pas de match sans arbitre ! Ils sont entre 5 et 7 sur le terrain et sont facilement reconnaissables avec leur maillot rayé noir et blanc. L'arbitre en chef a toujours une casquette blanche. Ils sont chargés de gérer le temps et de signaler les fautes en jetant au sol des mouchoirs jaunes (flags). Les pénalités s'expriment en perte de terrain.


* Quand les 11 joueurs sont en formation d'"attaque", ils doivent rester immobiles avant la mise en jeu, d'où cette position que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous :

 
Seul un joueur de champ arrière peut bouger à condition que sa course soit parallèle et en retrait de la ligne de mêlée.
Par ailleurs, seuls les deux receveurs placés à l'extrémité de la ligne de mêlée ou les quatre joueurs placés en retrait de cette ligne peuvent recevoir une passe avant.

* Quand les 11 joueurs sont en formation de "défense", ils se placent comme ils veulent et peuvent bouger.
Seule obligation : ils ne peuvent pas franchir la ligne de mêlée avant la mise en jeu du ballon par l'adversaire qui est donc en formation d'attaque.
Ils doivent arrêter sa progression en plaquant au sol le porteur du ballon.


L'équipe de Purdue a remporté le match 42 à 10 contre l'équipe de Northen Colorado. Vous imaginez donc aisément l'effervescence qui a gagné les supporters ;o)

J'espère qu'avec ce billet ce sport vous apparaitra un peu moins obscur ! Plus tard, nous vous présenterons également le base-ball.

Merci beaucoup pour votre visite et vos adorables commentaires.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mardi 2 septembre 2008

Aujourd'hui de nombreux petits écoliers français ont découvert ou repris le chemin de l'école et nous espérons que pour eux et pour vous, tout c'est très bien passé ;o)))

Ici, dans la plupart des cas, la rentrée des classes s'est faite le 18 août, et avec elle, des particularités américaines auxquelles Mathilde et Agatha sont sujettes.

Elles ne prennent pas encore les yellow bus school et n'emmènent pas encore de lunch box, mais les élèves américains sont habitués à ça.


Elles sont encore trop petites pour avoir un locker chacune, c'est à dire un casier pour y ranger leurs affaires pour la journée.

Par contre, tous les matins, elles récitent, debout, la main sur le coeur, un serment d'allégeance au drapeau américain tenu à tour de rôle par un élève, au cours duquel est évoquée la consécration des Etats-Unis à Dieu.

"Je jure fidélité au drapeau des Etats-Unis d'Amérique et à la République qu'il incarne : une nation unie sous l'autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous".

"I pledge allegiance to the flag of the United States of America and to the Republic for which it stands, one nation under God, with liberty and justice for all".

Ne soyez pas trop surpris par ce procédé patriotique, les américains y voyant à la fois une fonction sociale permettant aux différents membres d'un groupe de s'identifier entre eux comme appartenant à la même communauté, et une fonction psychologique leur permettant de leur rappeler les idéologies auxquelles ils sont rattachés.

A l'origine, ce serment est un texte qui a été écrit par un pasteur baptiste, Francis Bellamy dans les années 1890 pour mettre l'accent sur l'unité de la nation, les souvenirs de la Guerre civile étant encore trop présents.

Puis, la notoriété du serment se développa à nouveau dans les années 1920 à la suite d'une vague d'immigration importante et à la croissance de mouvements tel que celui du Ku Klux Klan qui revendiquait une "américanisation" des populations arrivant sur le territoire.

Dans les années 1950, époque de la Guerre de Corée, du Maccarthysme, Eisenhower christianisa son discours politique en rappelant la menace communiste aussi bien extérieure qu'intérieure. Or, pour lui, la grande différence entre l'URSS et les Etats-Unis est la croyance en Dieu.

D'où la référence à Dieu dans le ce serment d'allégeance depuis 1954.

La Cour Suprême des Etats-Unis se penchera d'ailleurs demain sur la question de cette référence à Dieu, mais il faut savoir que 87% des américains sont favorables à son maintien.



Nous espérons que ce petit article vous a plu...en attendant le prochain ! Lol !

Plein de grosses bises à vous.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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