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Mercredi 7 octobre 2009

Si vous êtes des amoureux transis de paysages spectaculaires alors cette deuxième partie- un peu longue- devrait vous plaire avec au programme de la haute montagne, des lacs aux eaux cristallines, des geysers, des sources d'eau chaude, des mares de boue bouillonnantes !

Quand nous sommes arrivés aux Etats-Unis nous avions déjà une idée assez précise des endroits que nous souhaitions visiter et en particulier nous voulions absolument découvrir le Yellowstone. Seulement voilà, l'Ouest américain est si riche que nous avons d'abord opté pour les parcs nationaux dont la concentration est située plus au Sud, ceux articulés autour de Grand Canyon, car faire la boucle en une seule fois nous semblait bien difficile.

Les touristes européens avec lesquels nous avons échangé quelques mots, ont fait le même constat : on fait passer le Yellowstone en 2ème choix et pourtant c'est une merveille du monde, au-delà de la faune extraordinaire qu'il abrite et dont je vous ai parlé dans le précédent post.

Vous commencez à prendre la pleine mesure de ce lieu exceptionnel lorsque votre avion atterrit à l'aéroport de Jackson Hole situé à l'extrémité Sud du parc du Grand Téton collé aux parois des montagnes aux sommets encore enneigés (alors que nous sommes le 04 septembre). Cet aéroport, tout petit, ne permet son accès qu'aux avions les moins bruyants. Sa piste n'est d'ailleurs pas très étendue afin de ne pas trop perturber la faune du parc.



Le parc national du GRAND TETON est une chaîne de montagnes et de glaciers dont les sommets enneigés oscillent entre 3500m et 4197 m d'altitude.
Ce parc a été fondé en 1929 (57 ans après celui du Yellowstone). Son nom vient des premiers trappeurs français venus de l'Idaho à la recherche de peaux de castors au XVIII ème siècle. A la vue de ces pics rocheux, ils songèrent à la forme de tétons féminins ;o) .......la plupart des américains, ne connaissent pas le sens de ces mots et c'est amusant de les voir porter des tee-shirts avec l'inscription "Gros Tétons".

Au bas de cette muraille naturelle s'étend une interminable vallée qui serpente le long des rivières et des lacs et qui est peuplée d'animaux sauvages dont une multitude de bisons, comme je vous l'ai montré.

Ci-dessous, Oxbow Bend qui offre avec cette eau très claire, une vue magnifique. C'est ici que nous avons aperçu notre premier élan, mais aussi des pélicans blancs, un castor et un aigle pêcheur.

Les couleurs des pins verts sur une prairie jaunie par la chaleur de l'été contrastent à merveille avec le gris des montagnes recouvertes de leurs chapeaux blancs.




Ici, c'est la vue depuis le Jackson Lake


Entouré de pins et d'un très joli port de plaisance et de pêche, ce lac fut notre préféré. Les eaux y sont limpides et très poissonneuses. Je ne sais pas si c'était l'air frais des Rocheuses, mais Victor a fait de belles siestes durant nos promenades !!!


Tout près de là, à Colter Bay, nous avons visité un superbe musée d'Art et Traditions indiens abritant des objets provenant des tribus Navajos, Sioux, Arapahos, Blackfeet...Les collections sont magnifiques et s'est un autre monde, pourtant si proche dans le temps , qui s'est offert à nous.

Pour bien profiter du paysage splendide, nous avons logé au Signal Mountain Lodge situé tout contre le lac de Jackson, dans cette cabane en rondins, rustique certes, mais très agréable. Imaginez à quel point les filles étaient ravies !!!



Et l'intérieur :


Le lendemain, nous faisons une dernière photo avant de quitter ce parc absolument formidable et de rejoindre un autre paradis : le parc national du Yellowstone.


Le YELLOWSTONE, c'est le plus ancien des parcs nationaux américains (1872) où se mêlent la terre, l'eau, le feu et l'air.

Sa superficie avoisine celle de la Corse.

Dans le Yellowstone, tout s'agite, fume, crache à haute température, avec de grands bruits et dans des odeurs de soufre que nous n'avons pas trouvées trop fortes malgré tout.
Dans ce parc, nous avons pu ainsi observer des phénomènes naturels vraiment exceptionnels comme les geysers,  les sources d'eau chaude aux couleurs spectaculaires, des fumerolles, des mares boueuses et un grand canyon.

Mais avant d'arriver sur ces sites, la route qui mène à l'entrée Sud traverse de larges zones boisées dont certaines parties portent encore les stigmates de l'incendie du 22 juin 1988 provoqué par des orages violents.

Les américains ont un esprit positif voire optimiste qui me surprendra toujours car malgré ce désastre écologique, ils ne parlent jamais de destruction mais de transformation du Yellowstone !





Le parc compte 300 geysers et 1/4 des geysers existant à la surface du globe sont rassemblés sur un petit bout de terrain de 4 km de long à peine sur 1,5 km de large que nous avons parcouru en totalité (à l'arrivée, nous avions bien mérité notre glace italienne au chocolat, croyez-moi !)

Pour pouvoir les contempler de près, nous avons emprunté le réseau de pontons en bois et les sentiers qui quadrillent les secteurs appelés Upper Geyser Basin, Midway Geyser Basin, Foutain Paint Pot, etc...en laissant le hasard décider du spectacle plutôt que d'attendre inactifs sur des bancs.

Certains ont été de bonne composition pour exploser au bon moment et les oooooooh et les aaaaaaah de Mathilde et Agatha faisaient plaisir à attendre.

A titre d'exemples, ici le geyser Old Faithful, le plus connu, dont le jet ultra-puissant d'eau chaude atteint 55 m pendant environ 5mn.


Ci-dessous, le Riverside geyser qui jaillit pendant 20 mn, toutes les 6 heures en moyenne et qui est situé au bord de l'eau.


Le sol est troué par des sources d'eau chaude (hot springs), de forme vaguement circulaire, et l'on se rend compte que malgré l'altitude (nous sommes à environ 2300 m d'altitude), le magma n'est pas si loin de cette croûte terrestre si fine à cet endroit.

Les couleurs de l'eau sont vraiment spectaculaires notamment dans la Morning Glory Pool considérée comme une des plus belles sources d'eau chaude.


Les sources d’eau se forment quand l’eau n’est ni brûlante ni sous pression. Les micro-organismes qui vivent dans et autour de la source chaude lui donnent ses fantastiques couleurs. Pendant l’hiver, les animaux recherchent la chaleur aux abords des sources chaudes, ce qui cause parfois leur mort lorsque la mince couche de minéraux qui borde les sources cède sous leur poids.



La Turquoise Pool, très belle aussi, n'est-ce pas ?


Et pour finir dans cette catégorie, la plus grande du parc, le Grand Prismatic qui fait 100 m de diamètre.


Parfois, faute d'une quantité d'eau suffisante, on observe de "simples" fumerolles qui donne au paysage un aspect tout aussi surprenant :


Et Victor, toujours de la partie, dans sa poussette !!!


Nous avons pu également observer un bassin de boue bouillonnante qui a bien plu aux filles par ses bulles énormes qui faisaient du bruit.


A Mammoth Hot Springs, situé au nord du Yellowstone (là où nous avons assisté au brâme des elks), à flanc de montagne, une série de bassins en escalier accumulés les uns aux autres composent d'insolites terrasses comme celles de Pammukale en Turquie.

Cette curiosité géologique est fabriquée par les eaux chaudes qui sortent de la montagne et qui ont déposé du carbonate de calcium en refroidissant. Avec le temps, ça finit par créer ces vasques qui se colorent par endroit à cause des traces d'oxyde de fer.






Un des plus beaux endroits est le site de Canary Spring, véritable palette de peintre.


Nous avons passé la nuit sur place, dans le village historique de Mammoth qui abrita le quartier général de la cavalerie entre 1886 et 1918.

Rien n'a bougé depuis le départ des troupes. Notre maisonnette était rustique mais confortable.





En allant en direction du Grand Canyon du Yellowstone, la diversité des paysages nous a encore surpris.
 







Le Grand Canyon du Yellowstone vaut vraiment le détour avec ces parois qui ont des couleurs impressionnantes, résultat de l'écoulement de l'eau chaude sur les roches volcaniques.

Les chutes, larges, puissantes, rugissantes et les eaux vertes de la rivière Yellowstone en font un site incontournable que vous soyez du côté de la rive Nord (Inspiration Point) ou de celui de la rive Sud (Artist Point).





Vous êtes encore là ? BRAVO !

Pour finir cet article, je vous montre le dernier endroit du parc que nous avons visité et où nous avons fait étape, sur la rive Ouest, avant de rejoindre la ville de Cody.

Il s'agit du Lake Yellowstone qui est le plus grand lac de montagne des Etats-Unis (32 km de long sur 23 km de large) situé à 2 357 m d'altitude. Il occupe un ancien cratère volcanique.


Cette fois, nous avions choisi de dormir dans une cabane de pêcheur que les filles ont une nouvelle fois adoré.

Toujours aussi simple, mais très convenable.


Quelques jours seulement avant de partir en vacances, par l'intermédiaire de mon blog consacré à ma couture et à mon scrap, j'ai fait la connaissance d'Adeline et Alain, jeunes expatriés à Philadelphie, dont le hasard a voulu qu'ils soient eux aussi en vacances dans le Yellowstone à la même période que nous.

Nous nous étions donc fixé rendez-vous devant la minuscule Poste du lac, certains de ne pas se manquer.

Effectivement, l'agréable rencontre a eu lieu, la preuve en image. Vous noterez nos mines bien fatiguées ! Mdr !
Encore merci à vous deux d'avoir fait le stop !!!



Voilà pour aujourd'hui.

J'espère que la visite vous a plu et que toutes ces photos vous donneront envie de séjourner un jour dans ces parcs FA.BU.LEUX.

Je vous remercie d'avance pour vos mots et vous dis à bientôt pour la 3ème partie consacrée aux villes de Jackson Hole et Cody.............à ne pas manquer, croyez-moi ;o)

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Wyoming
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Vendredi 18 septembre 2009

Tout d'abord, mille excuses à tous les abonnés de ce blog que nous avons délaissés pendant 10 longs mois, le temps pour moi de gérer ma grossesse et de pouponner mon 3ème bébé Victor, né début juin ;o)))

Je ne vous promets pas de poster quotidiennement des billets, mais j'essaierai néanmoins d'être plus présente, toujours dans l'optique de partager avec vous ce fabuleux rêve américain qu'il me reste encore à vivre jusqu'en juillet 2010.

Pour l'heure, nous revenons tout juste de notre second voyage dans l'Ouest,  dans l'état du WYOMING cette fois où toute la beauté de l'Ouest sauvage semble contenue. Il s'agit de l'état le moins peuplé des Etats-Unis car surtout très montagneux (il est dominé par la chaîne des Rocheuses) et constitué de grandes plaines. Bref, c'est l'état des grands espaces, c'est l'état des Parcs Nationaux du Grand Téton et du Yellowstone.

Notre coeur est resté là-bas et vous comprendrez très vite pourquoi et je crois pouvoir affirmer qu'il s'agit de notre plus beau voyage aux Etats-Unis et pourtant, vous vous souvenez avec quel engouement je vous ai parlé de Death Valley, de Bryce Canyon, de Monument Valley ou encore des Everglades !!!

Imaginez un peu, si je vous dis ne serait-ce que Sioux, Arapahos, Cheyenne, "Brokeback Mountain", trappeurs, pionniers, mais encore, bisons, élans, geysers, cow-boys, etc..........je suis certaine déjà que je fais revivre en vous vos souvenirs d'enfance lorsque vous regardiez des westerns ou lisiez des livres sur les batailles entre les indiens et la cavalerie ;)

Nous sommes donc partis au complet, c'est à dire avec Mathilde et Agatha agées respectivement de 5 et 3 ans, ainsi que Victor, qui a fêté ses 3 mois sur place dans le Parc National du Grand Téton.

Nous avons quitté Cincinnati le jeudi 03 septembre au matin, en voiture, pour nous rendre jusqu'à Chicago, où, après 06h30 de route entre les kms, les repas pour tous (biberons y compris) et les arrêts pipi, nous avons pris notre avion pour un vol direct jusqu'à Jackson Hole.

Voilà notre itinéraire :


Pour changer un peu de formule et afin que le récit ne soit pas trop languissant pour vous, je n'évoquerai pas chaque jour passé dans les parcs nationaux mais vous ferai découvrir en 3 parties (faune, environnement, villes) ce que fut notre quotidien pendant 8 jours et consacrerai un autre post sur la belle ville de Chicago où nous sommes restés deux jours, le tout bien entendu accompagné de nombreuses photos prises tantôt avec un APN Lumix Leica (Panasonic) FS5, tantôt avec un Canon 350D agrémenté d' un zoom Sigma 28-300 mm.

Aujourd'hui, pour commencer, place à la FAUNE qui abonde tant dans cet immense territoire.

Grâce à Victor pour lequel je n'ai pas appliqué le décalage horaire de - 2 heures, nous étions réveillés à 06h00 du matin. Le temps d'être tous opérationnels, nous étions sur les chemins dès 07h30, heure idéale pour apercevoir sans trop de difficultés les animaux peuplant les sous-bois, les forêts (cerfs, biches, écureuils), les plaines (bisons, coyotes et loups, antilopes), les points d'eau (élans, daims, castors, pélicans, oies sauvages).

Malheureusement (ou heureusement, je ne sais pas !!!) cette année, nous n'avons pas croisé d'ours ou de grizzlis...ce qui nous fera une autre bonne raison de retourner dans ces Parcs !

Néanmoins, les stars locales étaient bien au rendez-vous, que que ce soit en troupeau ou de manière isolée. Il s'agit bien entendu des bisons que vous ne pouvez pas manquer du fait des panneaux de signalisation qui vous avertissent d'une zone propice !



A la sortie de la ville de Jackson Hole, à la jonction Gros Ventre,  nous avons pu profiter de ce paysage extraordinaire typique collé au flanc sud du parc du Yellowstone. Dans la vallée de la Snake River qui était un ancien territoire de chasse estival des Indiens, on a longé de larges plaines de steppes broutées par les bisons avec au loin, la superbe chaine de montagnes qui s'élève brusquement. Le plus haut sommet, encore enneigé, est celui du Grand Téton (4 197 m)



Nous avons été impressionnés par la force tranquille qui se dégage de ces bovidés trapus à la musculature imposante. Les Rangers nous ont bien répété que les mâles pouvaient pesaient 1 tonne, qu'ils avaient une vue perçante et un odorat très développé et que nous devions nous méfier d'eux car ils pouvaient charger sans raison apparente en courant jusqu'à 50 km/h !

Ces bisons sauvages ont bien failli disparaître de l'Amérique du Nord au début du XXème siècle mais, grâce en partie à Théodore Roosevelt, des programmes de protection ont été mis en place.



Le même spécimen traversa la chaussée devant nous.



Toujours dans ces vallées de haute montagne, que ce soit dans le Grand Téton ou dans le Yellowstone, foisonnent les élans (orignaux ou encore moose en américain) - qui sont les plus grands cervidés- les cerfs et les wapitis, surtout du côté de Oxbow Bend, de la Lewis River, de la Wilson Road et du Blacktail Plateau Drive.

A trois reprises nous avons eu la chance de rencontrer deux femelles élans, dont une avec son bébé, et un jeune mâle d'environ 3 ans avec ses larges bois qu'il ne perdra qu'au mois de novembre.

A chaque fois, les élans étaient en lisière de forêt à proximité d'un point d'eau car il faut dire qu'ils se nourrissent essentiellement d'herbe et de plantes aquatiques, de feuillage de bouleau, de saule, de branches, aidés par le travail des castors.





Parmi les grands animaux sauvages, nous avons également vu à plusieurs reprises des cervidés magnifiques, qui, eux aussi, avaient encore leurs bois

A la différence des bisons qui ont des cornes persistantes et creuses, les cerfs ont des bois ossifiés qui tombent et repoussent chaque année.



Ce qui fut particulièrement impressionnant, c'était d'assister au brâme des plus grands cerfs.

C'est à Mammoth Hot Springs, dans le nord du Yellowstone, que nous avons été témoins, un soir devant l'hôtel, de duels à distance, le plus gros et le plus âgé des cerfs paradant et intimidant ses deux plus jeunes rivaux devant les hardes de biches.

Les Rangers nous gardaient bien à l'écart car les cerfs, placides en temps normal, deviennent violents.

Là encore, nous étions avertis !

 




Sur la photo ci-dessous, il s'agit d'un mule deer (cerf mulet qui doit son nom à ses larges oreilles)......mais comme j'ai les mêmes dans mon jardin presque tous les jours, nous étions un peu moins émus. Lol.



Toujours autour de l'entrée nord du parc du Yellowstone, le long de la Lamar Valley évoluent les pronghorns, c'est à dire des antilopes, qui sont une espèce endémique de l'Amérique du Nord, ainsi que leurs prédateurs directs, à savoir les coyottes et les hordes de loups.



Ces antilopes ont des yeux particulièrement grands placés sur les côtés du crâne leur offrant ainsi une vision panoramique et leur permettant de détecter le moindre mouvement ! Autant vous dire que je n'ai pas réussi à faire un plus gros plan !

Ici, c'est un mâle, facilement reconnaissable avec son masque facial noir.

Ci-dessous, nous roulions lentement pour scruter l'horizon, lorsque tout d'un coup, cette petite famille traversa devant nous.



Comme je vous l'ai dit, ces antilopes partagent leur territoire avec les coyottes et les loups qui s'attaquent à leurs bébés.
Avec beaucoup de persévérance et de chance c'est vrai, parmi tous ceux que nous avons observés, de trop loin malheureusement, je n'ai pu prendre que trois clichés médiocres, dont celui-ci, mais je vous en fais tout de même profiter.



Et pour terminer ce chapitre, prenons un peu de hauteur avec cette photo prise au Grand Canyon du Yellowstone, d'un nid d'aigle :


Voilà, j'espère que vous avez pris plaisir à revenir sur ce blog et que vous aurez envie de découvrir la suite qui sera consacrée aux paysages et aux phénomènes naturels exceptionnels.

Je vous embrasse bien fort en vous remerciant pour votre visite et vos commentaires qui me poussent à poursuivre cette démarche de partage.









Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Wyoming
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Dimanche 30 novembre 2008

Ne croyez pas que nous mettons ce blog en jachère, non non, mais entre les grosses commandes dont Fran doit s'occuper et mes petits tracas de bidon qui pousse, et bien, ce n'est pas toujours facile de l'alimenter.

 

Néanmoins, je ne pouvais pas vous laisser sans quelques petites explications quant au weekend que nous venons de passer !

 

Jeudi, c'était Thanksgiving ici, que la plupart ont fêté en famille autour de grands dîners, alors pour ne pas restés seuls chacun dans notre coin, notre petit groupe de copains français s'est lui aussi réuni pour goûter une des fameuse dinde. A l'heure où j'écris ce billet, celle-ci, que j'avais pu photographier dans le National Park de Zion doit gambader encore ;o)))

 

 

Thanksgiving est un temps spécial aux Etats-Unis pour s'occuper des gens, des plus démunis aussi, en se rappelant du meilleur et en étant reconnaissant pour toutes les belles choses de la vie.

 

Cette idée d'une Action de Grâce Nationale ayant lieu le dernier jeudi du mois de novembre est l'oeuvre de Lincoln et remonte à 1863 mais l'origine est beaucoup plus ancienne.

 

En 1620, des pélerins protestants britanniques, très pieux, fuyant les persécutions de Jacques 1er (Roi d'Angleterre de 1603 à 1625 qui avait succédé à Elisabeth 1er) embarquèrent à bord du Mayflower pour réjoindre la Virginie afin de pratiquer librement leur religion.

 

En raison de leur peu de connaissances agricoles et d'un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d'entre eux ne survécut pas.

 

Au printemps suivant, un indien entra en contact avec les immigrants leur offrant de la nourriture et leur apprenant à pêcher, à chasser et à cultiver le maïs.

 

Pour célébrer leur première récolte, le gouverneur décrêta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent les indiens à partager leur repas en guise de remerciement et pour sceller une amitié durable et un pacte commercial.

 

Des dindes sauvages furent servies à cette occasion.

 

Les Américains sont très attachés à cette période de fête mais à l'inverse, du côté des indiens, des manifestations sont souvent organisées le jour de Thanksgiving en mémoire des indiens natifs car pour eux, ce jour représente la destruction de leur continent et le point de départ des guerres indiennes...

 

Nous vous remercions pour votre visite et espérons pouvoir vous présenter un autre sujet très bientôt.

 

 

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mardi 4 novembre 2008

Nous sommes le 04 novembre 2008 et seulement à quelques heures du résultat du scrutin quant à l'élection du nouveau Président des Etats-Unis d'Amérique.

Les américains n'hésitent pas à afficher leur préférence sur les pelouses, si bien que d'une maison à l'autre, vous pouvez voir des pancartes en faveur de l'un ou l'autre candidat :



A l'heure où j'écris ce billet (le 03/11/08 à 21h53), Barak Obama, le candidat démocrate sénateur de l'Illinois (né le 04 août 1961 à Honolulu),  est crédité dans les sondages, d'une avance de 7 points sur son adversaire républicain, John McCain (sénateur de l'Arizona, né le 29 août 1936 à Coco Solo, zone du Canal de Panama) et remporterait l'Etat de l'Ohio qui est souvent un Etat "clef" (John Kerry en 2004 a perdu de deux points face à Bush dans cet Etat).

Mais attention, nous ne pouvons pas nous fier aux sondages et intentions de vote car un candidat peu gagner le vote populaire et pourtant ne pas être élu. Rappelez-vous, ce fut le cas en 2000 pour Al Gore face à Bush.

Afin de tenter d'y voir un peu plus clair dans le système de la course à la Maison-Blanche, j'ai demandé à Fran qui vit sur le territoire depuis 30 ans environ de nous expliquer simplement le processus.

"Aux Etats-Unis, il y a deux grands partis politiques : le Parti Républicain et le Parti Démocrate. Mais il existe également d'autres partis moins connus comme le Green Party et le Libratarian Party.

Les candidats se présentent au moins 1 an avant que le "concours" débute. N'importe qui peut s'inscrire et représenter son parti. Par contre, chaque Etat réglemente cette possibilité. Ainsi certains exigent que le candidat ait 10 000 signatures du peuple, et d'autres Etats réclament 200 dollars et au moins 1 signature.

Ce premier tour sert à choisir quel homme ou quelle femme sera le repésentant de chaque parti.

Chaque Etat fait ses élections primaires selon ses propres lois. Ces élections n'ont d'ailleurs pas lieu le même jour. Dans l'Orégon par exemple (l'Etat de Fran), si on a choisi d'être républicain, on a le droit de voter uniquement pour un républicain lors du premier tour. Dans d'autres Etats, on peut voter pour n'importe qui.

Une fois que tous les Etats ont fini leurs premières élections, chaque parti peut annoncer le nom de celui ou celle qui le représentera. Les partis font alors une grande fête appelée Convention et le gagnant annonce à ce moment qui sera celui ou celle qui sera son partenaire en tant que Vice-Président.

* Barak Obama, vainqueur du parti démocrate a choisi comme Vice-Président Joe Biden.
* John McCain, vainqueur du parti républicain a choisi Sarah Palin.

Les fondamentaux du parti démocrate : en règle générale, les démocrates sont plus libéraux. Ils soutiennent le droit de la femme (et surtout la question de l'avortement qui constitue un des plus gros débats entre les américains), ils souhaitent la séparation de l'église et de l'Etat (et donc, interdire les prières à l'école par exemple), ils supportent les aides sociales comme les aides médicales pour les plus démunis. Ils veulent plus de lois contre le droit du port d'arme et en ce sens, ils sont plus pacifistes et n'aiment pas trop la guerre.

Le symbole des démocrates est l'ANE.


Les fondamentaux du parti républicain : en principe, ils sont plus croyants et donc davantage conservateurs. Ils veulent éliminer l'avortement, garder le droit de s'armer, augmenter la présence militaire américaine dans le monde. Ils proposent de réduire le coût des impôts en éliminant des services sociaux. Ils s'opposent au fait que les homosexuels puissent se marier. Ils militent pour la construction d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique pour réduire les problèmes d'immigration.

Le symbole des républicains est l'ELEPHANT.


Aujourd'hui, les américains iront donc voter pour le prochain Président, mais aussi pour plusieurs lois et autres candidats pour d'autres positions gouvernementales (sénateurs, représentants au Congrès, juges, etc...).

Le Président n'est pas élu par le nombre de votes du peuple !!!

Chaque Etat dispose d'un nombre de votes qui correspond à une formule mathématique. Chaque Etat a 2 votes + 1 vote pour chaque représentant dans le Congrès. Un Etat qui compte beaucoup d'habitants a donc plus de représentants au Congrès. L'Alaska, par exemple, a seulement 3 votes. La Californie a 55 votes. L'Oregon (mon Etat) a 7 votes et l'Ohio où habite Sandrine a 20 votes.

Une fois que les gens ont voté, on additionne le tout par Etat et le vainqueur de chaque Etat reçoit TOUS les votes pour cet Etat.
Si McCain a plus de votes en Alaska, il gagne 3 points.

Il faut la majorité des points pour gagner. Il est donc possible d'avoir plus de votes populaires et perdre comme l'a dit plus haut Sandrine".


Voilà une carte des Etats selon leur appartenance politique lors de l'élection de 2004 (en rouge, les Etats républicains, en bleus, les Etats démocrates) :


Nous espérons que cet article vous a permis de comprendre un peu mieux ce système électoral si différent du notre en France.

Nous vous remercions pour vos messages si plaisant à lire ;o)))



Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mercredi 29 octobre 2008

On dit que la saison préférée des américains, c'est l'automne. C'est vrai qu'entre la douceur des températures, la valse des couleurs dans les forêts et la préparation des festivités de fin d'année (Halloween bientôt, suivie de Thanksgiving puis de Noël), nous ne pouvons être que sous le charme de ces splendeurs automnales.

Je vous livre donc quelques photos prises dans la forêt de Sharon Woods de Cincinnati.


Halloween est une fête très populaire aux Etats-Unis, surtout auprès de ceux qui ont des enfants. Alors tout le mois d'octobre est consacré à la décoration de son jardin et de son intérieur. Pour cela, nous visitons de nombreuses fermes pour choisir nos pumkins (citrouilles).


Les citrouilles sont un symbole important de cette fête.

On les transforme en lanterne car elle représente "Jack-O-Lantern'", un homme si pingre qu'il n'avait pu entrer ni au paradis ni en enfer et errait avec sa lanterne sur terre en attente du Jugement Dernier.

Le 31 octobre était le dernier jour de l'année des Celtes qui étaient les ancêtres des Irlandais, des Ecossais et des Gallois. Ce jour là, ils pensaient que les fantômes se mêlaient aux vivants. Les villageois cuisinaient toute la journée et une fois la nuit tombée, ils s'habillaient de façon à ressembler aux défunts et allaient déposer leurs offrandes aux portes de la ville ou du village en espérant apaiser les morts.
¨
Les années passant, Halloween devint une fête pour enfants. Quand les Irlandais immigrèrent aux Etats-Unis dans les années 1840, ils apportèrent cette coutume sur le continent américain.

Désormais, chaque 31 octobre, les enfants se déguisent pour se présenter aux portes de leurs voisins en criant "Trick or Treat" (des bonbons ou un mauvais sort). Ainsi, des petits pirates, des fantômes, des princesses tiennent des sacs ouverts ou des paniers (le plus souvent en tissu ou en plastique) pour recueillir les friandises distribuées par le voisinage.

Nous aussi, nous avons sacrifié à la tradition et attendons avec impatience vendredi soir ! Mdr !




Encore une fois, nous vous remercions pour votre visite et vos messages que nous découvrons avec plaisir. Nous reviendrons très vite car nous ferons une billet sur les élections présidentielles du 04 novembre prochain.
Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Jeudi 16 octobre 2008

Pour ce dernier chapitre consacré à la Floride, je vais vous parler des Keys, situés à l'extrémité Sud. Les Keys sont de splendides chapelets d'îlots protégés par l'unique barrière corallienne d'Amérique du Nord.

Et comme toujours, voici ci-dessous une carte pour vous permettre de les visualiser :

Comme vous pouvez le voir, tant les Bahamas que Cuba sont tout près.

Après 1h30 de route depuis le centre de Miami, nous commencons à emprunter ces longs ponts interminables enjambant la Florida Bay qui separe donc l'Océan Atlantique du Golfe du Mexique. Ces ponts constituent l'unique axe routier (Overseas Highway) possible pour vous rendre sur ces îles, et renforcent cette idée que l'on a d'aller jusqu'au bout du monde.


La plus grande île de l'archipel des Keys, la première qui fut habitée, et qui désormais est très animée le weekend par le flot des habitants de Miami qui viennent s'y détendre, c'est Key Largo.

Elle n'a vraiment rien d'exceptionnel mais donne le ton : les Keys, c'est avant tout un esprit de décontraction, on s'y sent en vacances toute l'année.

Les magasins de pêche sont très nombreux. Ils vendent et louent des équipements et des permis, permettent aussi les services d'un guide, des croisières de pêche.

La Floride du Sud comprend des zones de pêche importantes grâce à l'influence du Gulf Stream (courant maritime chaud) et les espèces des grands fonds, comme le marlin, le mérou, le tarpon y abondent.

Je ne sais pas pour vous, mais quand je regarde ces clichés de gros poissons suspensus exhibés comme des trophées, je pense à Hemingway. D'ailleurs, c'est à Key West qu'il a vécu, une dizaine d'années. Malheureusement, nous n'avons pas pu y aller (bien que seuls 60 kms restaient à parcourir), car le chemin de retour vers Miami aurait été trop long.


L'architecture des maisons des Keys est assez simple pour répondre au climat chaud et à la rareté des matériaux.

Ainsi, on peut noter les grandes fenêtres à guillotine pour laisser passer l'air frais, les larges vérandas aident à se procurer de l'ombre, les sculptures en bois des balustrades rappellent les maisons que nous avions pu voir en Guadeloupe.

Les peintures colorées des façades sont très à la mode.

Sur les Keys, nous retrouvons également une végétation tropicale.


Windley Key abrite un Théatre de la Mer qui fut en 1946 le 2ème parc aquatique de Floride. Aujourd'hui, il est toujours célèbre pour ses spectacles de dauphins et d'otaries. Je peux vous dire que cette halte fut très appréciée par les filles.


Les Keys sont donc reliées entre elles par une succession de ponts sur les eaux dont le plus long est le Seven Mile Bridge (un peu plus de 11 kms).



Une fois passé ce pont, les Keys changent d'apparence. Le pays est plus rude et moins urbanisé. Les bois sont plus nombreux et la faune et la flore plus variées. Et surtout, le rythme de vie est nettement plus lent.


Vu la chaleur et l'appel des eaux turquoises, transparentes et peu profondes, nous avons passé l'après-midi à nous baigner dans le Bahia Honda State Park qui dispose de la plus belle plage des Keys.


Cette plage de sable blanc est bordée d'une dense forêt tropicale que sillonnent des pistes. Nous n'étions pas gênés par les touristes, n'est-ce pas ? Ce fut très difficile de sortir de l'eau et de quitter cet endroit paradisiaque


Allez, je vous laisse rêver à votre tour ;o)))))

A très bientôt et encore merci pour vos messages adorables.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Samedi 11 octobre 2008

Etant sur Miami pendant une semaine, il aurait été quand même dommage de ne pas aller à la rencontre de Miami Beach qui reste quand même LE quartier phare à ne pas manquer. C'est donc partir à la découverte d' une toute autre faune pittoresque que je vous propose.

Mais avant d'y arriver, nous longeons par la Dolphin Expressway, la masse de gratte-ciel de Downtown qui datent du début du XXème siècle et qui s'étendent le long de la Miami River.


Plus loin, les yatchs amarrés aux pontons de ces superbes demeures construites sur des îles artificielles dans les années 20, nous indiquent que nous sommes dans l'élégante zone résidentielle. Sans se faire arrêter au poste de contrôle, nous nous rendons de l'autre côté du pont pour les admirer de plus près.

Je ne vous montre que celle-ci, mais dans une végétation tropicale luxuriante, nous avons pu en voir d'autres avec des styles architecturaux des plus variés. Franck Sinatra, Al Capone, Gloria Estefan, Julio Iglesias, etc... ont été ou sont encore des habitués.



Le plus difficile à Miami Beach est de trouver une place de stationnement ! Pas d'autre solution alors que de payer 20 $ la journée une place de parking gardée........Miami, ce n'est pas Cincinnati, et cette précaution est recommandée.

Nous marchons à peine un bloc avant d'arriver sur Ocean Drive qui regroupe 800 bâtiments protégés pour leur appartenance au style Art Déco.

L'Art Déco est un style qui apparut à la suite de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes de Paris en 1925. Eclectique, ce style prétendait mélangeait tous les genres, des motifs floraux de l'Art Nouveau ou de l'iconographie égyptienne aux motifs géométriques cubistes.
Dans l'Amérique des années 1930, les bâtiments Art Déco faisaient référence à la puissance de la technologie et se voulaient, pour certains futuristes.

Voici quelques exemples de bâtiments Art Déco de Miami Beach avec, pour commencer, l'Hôtel Marlin dont les fenêtres englobent les angles et qui possède des frises en bas relief sur la façade.

Ici, des bâtiments très colorés.

Et là, un hôtel de grand luxe.

Miami Beach.possède aussi sa face cachée bien moins reluisante.

Et puis Miami Beach, c'est un art de vivre : dans la journée on bronze, on dort, on fait des exercices de remise en forme et le soir venu, on danse dans les clubs branchés de la ville qui scintille grâce aux néons.

L'atmosphère oscille entre le chic, la bohème, le bling-bling !

Le meilleur moyen de découvrir Ocean Drive est de passer quelques temps à la terrasse d'un café du front de mer, comme nous l'avons fait, avec des brumisateurs qui rafraichissent, car on assiste à des processions de corps bronzés et décontractés parfois dans des tenues ne couvrant que l'essentiel !


La côte est bordée de sable sur 16 km et c'est ici, à South Beach que la plage est la plus large et la plus vivante.

Les postes d'observation des maîtres-nageurs sont tous différents et peints aux couleurs caractéristiques d'Ocean Drive.

Peu passionnés d'Art Déco et des fastes de ce quartier, nous avons surtout apprécié l'Océan avec lequel je vous laisse passer un petit moment de détente et de rêve.

Merci encore pour vos messages. Nous vous donnons donc rendez-vous demain pour une visite dépaysante au sein des Keys.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Vendredi 10 octobre 2008

Après avoir traversé la Big Cypress National Preserve sur toute sa longueur par l'US 41 (Tamiami Trail) qui a désenclavé la région, nous arrivons à Everglades City, située à l'opposé de Miami (à deux heures de route).

(Forêt de cyprès chauves bordant l'US 41 qui poussent en longues rangées étroites) :


Toujours pour vous faire une idée précise de l'emplacement, voilà ci-dessous la carte :

Que dire d'Everglades City (?) si ce n'est que c'est une ville désertique, qu'il n'y a pas âme qui vive dans cet endroit reculé ou si peu puisqu'elle ne compte environ que cint cents habitants vivant au rythme de la saison de la pêche. Par contre, les vautours guettent ! 
 

Nous prenons le bateau pour une croisière d'environ deux heures au sein des Ten Thousand Islands (Les 10 000 Iles), à l'embouchure du Golfe du Mexique.


Nous découvrons de plus près la mangrove dont les arbres qui prospèrent dans l'eau salée ou saumâtre servent d'abri à plusieus espèces aquatiques et aux oiseaux. Ils constituent la principale défense de la Floride face à la force déstructrice des ouragans en absorbant les inondations et en empêchant l'érosion côtière.

Les Ten Thousand Islands sont en fait de nombreux îlots, eden des pêcheurs où les palétuviers progressent toujours plus vers le large. Dans ces frayères, se reproduit une quantité impressionnante de poissons, et c'est donc la raison pour laquelle la pêche est si bonne dans la région.


Nous avons la chance, d'être accompagnés par des dauphins mais nous n'avons pas réussi à localiser les lamentins.

De retour, nous reprenons la voiture et espérons pouvoir trouver de quoi nous restaurer malgré l'isolement car les filles commencent à s'agiter. Nous suivons l'unique route qui s'avère nous conduire à Chokoloskee, laquelle route aboutit à un cul de sac.
Par chance, nous déjeunons dans l'unique petit restaurant familial présent dans le village et sommes très agréablement surpris tant par les faibles prix que par la qualité de nos plats copieux..........comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences !

En sortant, je photographie ce grand Pélican Brun qui lustre ses ailes

En retournant sur Miami, nous croisons cette petite Poste charmante.

Les panneaux nous rappellent que nous sommes dans une région un peu hostile ;o))

 























Puis, tout près de la Shark Valley, nous passons devant le Miccosukee Indian Village. Ces maisons sont leur demeure traditionnelle appelée "chickee". Elles sont simples et fonctionnelles, privilégiant la ventilation naturelle maximale

 

 Plus loin, nous retrouvons nos redoutables compagnons de voyage. Moi qui craignais aller en Floride et ne pas en voir, je suis servie !


Je finis en vous montrant un autre aspect des Everglades avec cette végétation dense, typique elle aussi avec ces hammocks, petits îlots surmontés d'un arbre.


Merci encore pour vos messages et demain, si vous êtes sages, je vous parlerais de Miami.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Jeudi 9 octobre 2008

Un peu de répit dans l'emploi du temps de la maman que je suis me permet aujourd'hui de vous parler ENFIN de la Floride, comme promis.

Pour beaucoup, cet état est synonyme avant tout de vacances à Orlando, connu pour ses parcs à thème de qualité.

Je n'en parlerai pas dans ce post pour la bonne raison que nous n'y sommes pas encore allés, les filles étant encore trop petites pour pouvoir apprécier le déplacement.

Néanmoins, j'évoquerai  ici, en quatre parties, nos vacances dans le Sud-Ouest qui est en grande majorité recouvert par des marécages et par de merveilleuses stations balnéaires, sans oublier Miami (complètement à l'Est), enfin surtout Miami Beach et son style art déco si particulier.

Pour vous donner une idée, voilà la carte des Etats-Unis avec, en vert sapin, les endroits que nous avons visités du 05 au 14 avril 2008 :

La Floride mérite bien son surnom de "Sunshine State" (Etat du Soleil) mais recèle d'autres facettes plus méconnues car ces paysages sont finalement très variés du fait du climat tempéré au Nord et tropical au Sud et de son altitude basse.

En ce qui nous concerne, nous avons été particulièrement séduits par le côté sauvage des Everglades qui abritent une faune et une flore d'une richesse exceptionnelle qui peut, pour certains, apparaître inhospitalière. Il faut dire qu'entre les crocodiles américains, les alligators, les serpents, la panthère de Floride et les attaques en raffale des moustiques, il y a de quoi être un peu sur ses gardes ;o))

Comme je le disais plus haut, les marécages des Everglades sont très présents puisqu'ils recouvrent une superficie de 800 000 hectares !

De l'eau à perte de vue au milieu d'herbes hautes. Nous les avons traversés de part en part, de Miami à Everglades City, par une petite route appelée la "Tiamiami Trail" qui passe notamment par le centre des terres préservées et par la tribu indienne Miccosukee.

Voici la carte du trajet, suivi de mon récit :

Aux portes de Miami, nous longeons déjà un canal où nous apercevons sur la berge un alligator amorphe et après seulement 1/2 heure de route, nous nous arrêtons dans un centre géré par des Rangers qui proposent une sorte de safari au sein des Everglades.

Nous sommes en fin d'après-midi et le site nous est entièrement réservé car nous sommes un groupe de 30 personnes environ appartenant à la même société.
A peine descendus du bus, nous sommes des proies faciles pour les moustiques déjà présents. Nous nous aspergeons généreusement de lotion répulsive et nous mettons des bouchons dans nos oreilles afin de monter à bord de notre air boat (hydroglisseur). Malgré la chaleur, j'avais un peu obligé les filles à porter manches longues et pantalons longs avec des chaussettes...elles furent épargnées par les escadrons de moustiques.
Ci-dessous, notre air boat :
Les canaux de drainage des marécages d'eau douce se caractérisent par des zones de faible profondeur qui s'écoulent très lentement permettant ainsi aux hydroglisseurs de circuler.

Malgré le bruit assourdissant, la faune est bien présente et pas effrayée par notre passage. Au milieu de la laiche, plante typique des marais aux feuilles très fines, longues et tranchantes comme des lames de rasoir, nous croisons les redoutables crocodiles américains et alligators.

Ce joli petit monde cohabite notamment avec la majestueuse Grande Aigrette, les imposantes Spatules Roses et le Héron Brun.


Nous découvrons bien d'autres espèces et une flore toute aussi surprenante. Puis le Ranger met les gas pour glisser à toute vitesse à travers ces trésors écologiques stupéfiants.

Une fois rentrés au centre, il nous guide à travers un long sentier et je dois avouer que je ne suis pas rassurée d'être sur cette passerelle au milieu de cette végétation luxuriante car tout près...

...il y a ce spécimen qui nous regarde du coin de l'oeil, accompagné de ses acolytes !

Je sacrifie à la traditionnelle photo avec un sourire légèrement crispé, tenant du bout des doigts ce bébé alligator. A en croire la tête du Ranger, je fais une bien piètre prestation ;o))

Je vous laisse avec cette photo faite après le repas pris sur place, toujours accompagnés des moustiques un peu moins voraces, mais, croyez-moi, de nuit, les Everglades sont encore plus impressionnants : frisson garanti !

Je vous dis donc à très bientôt pour la suite des aventures qui auront lieu plus à l'Ouest, du côté des Ten Thousand Islands, où nous verrons encore des alligators mais aussi, des dauphins, des lamentins, la mangrove et ses palétuviers, la réserve indienne, etc...






Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Floride
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Lundi 29 septembre 2008

Fran avait eu la gentillesse de vous préparer un sujet sur les pick-up trucks.

Ces derniers jours, dans l'Ohio, les opérations de déblaiement des dégâts causés par la tempête battaient tant leur plein, que je me suis souvenue de son article que nous vous livrons donc aujourd'hui.

Longtemps réservés aux paysans et commerçants, les pick-up trucks ont pris une grande ampleur aux Etats-Unis en devenant des véhicules de tous les jours.

Les Américains aimant les grosses voitures, les pick-up trucks caracolent en tête des ventes de véhicules et constituent en quelque sorte la dernière chasse gardée des constructeurs automobiles américains face aux constructeurs japonais. Cependant, les envolées du pétrole commencent à avoir des conséquences sur les chiffres des ventes.

Le pick-up truck est une sorte de camionnette munie d'une benne ou d'une espace ouvert à l'arrière.

L'engouement pour un tel véhicule est tout de même plus prononcé dans les campagnes où sa fonction utilitaire prend tout son sens notamment lorsque les terrains sont boueux ou enneigés.

Il permet d'effectuer des déménagements de façon aisée, de transporter du foin, du bois, de l'eau, du fuel, du matériel en tout genre, voire d'être une zone de camping aménagée, comme en témoignent les clichés ci-dessous :


Chevrolet (Chevy), GMC, Ford, Dodge forment l'essentiel des pick-up trucks que l'on trouve.

Il y en a des petits, des moyens, des gros, des immenses et les Américains ne peuvent pas s'en passer.

Fran avoue en avoir eu un elle aussi qu'elle a vendu récemment (car il ne correspondait plus à ses besoins et consommait trop de carburant), au profit d'une "petite" voiture de sport ;o)))


Merci à vous toutes et tous pour votre visite, pour vos messages. Bientôt nous vous parlerons de ce qui nous occupe en ce moment : la recherche des meilleures pumpkins pour décorer nos maisons en vue d'Halloween !

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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