Je suis heureuse aujourd'hui de vous parler de DEATH VALLEY (autant que je le serai quand j'aborderai Monument
Valley, c'est pour dire), notre dernière étape californienne.
La veille au soir à Ridgecrest, nous avons fait le plein d'eau en achetant 1 gallon par personne soit au total 15 litres d'eau pour se rendre au coeur du désert. L'humidité de l'air étant quasi
nulle qu'il est plus prudent d'emporter des réserves pour lutter contre une éventuelle déshydratation car dans la Vallée de la Mort les températures sont montées à 47° deux jours avant notre
arrivée.
A peine sortis de la ville, que nous en traversons une autre, Trona, la dernière avant les immenses étendues désertiques. Et là, le décor est planté : tout semble figé par la sécheresse
ambiante. Les maisons sans vie, les carcasses de voitures devant les portes nous rappellent que nous allons emprunter des paysages lunaires.
La saison touristique n'ayant pas encore commencé, nous ne rencontrerons AUCUNE voiture, dans un sens comme dans un autre, durant les 122 miles (196 kms) parcourus en 2h30 ! (Nous avons de l'eau
et de quoi déjeuner, nous avons un téléphone portable, un GPS....tout devrait bien se passer !)
Quel contraste avec le Yosémite et le Séquoia National Park où tout était si vert !
Ces photos sont prises à la sortie de Trona, sur la route 178 qui passe donc par le désert de Mojave.
Death Valley est le plus grand parc national des Etats-Unis devant le Yellowstone. C'est à l'époque de la ruée vers l'or (dans
les années 1850 donc) que cette région prit ce nom car seuls certains prospecteurs (dont les membres des forty-niners) en route vers l'Ouest de la Californie ont survécu à la traversée.
Vous verrez avec les photos exposées plus bas, que ce paysage brûlé par le soleil est d'une incroyable diversité : mer de sel, canyons, dunes de sable, cratères, etc...
Nous sommes arrivés à 10h30 à Stovepipe Wells où nous avions réservé une nuit dans le motel avec piscine, très pittoresque aux chambres classiques mais très propres et d'un bon confort pour 120 dollars.
(D'ailleurs, je me permets de vous donner deux petits conseils : si pour votre hébergement vous devez choisir entre Furnace Creek Ranch et Stovepipe Wells,
optez pour ce dernier car vous éviterez les touristes agglutinés dans le premier, centre névralgique de l'étape. Une fois que vous serez à Stovepipe Wells, demandez le bâtiment Road Runner (c'est
là où nous étions), vous aurez vue sur les Sand Dunes. Autre avantage, la station service de Stovepipe Wells affiche des prix plus compétitifs qu'à Furnace Creek.)
Nous faisons un petit tour de reconnaissance et nous sommes surpris par les températures : 22 °seulement ! Outre la beauté du site, ces conditions climatiques ont largement contribué à
la réussite de cette journée magnifique puisque nous avons pu visiter tous les sites sans souffrir de la chaleur.
Ci-dessous, les immenses dunes de sable de Sand Dunes formées par les vents qui convergent à ce point précis de la vallée,
apportant grain par grain, les fragments de roches des montagnes voisines.
Balade à pied d'une bonne 1/2 heure avec les filles (sans poussette) jusqu'au Natural Bridge qui aurait été impossible avec des températures torrides.
Une fois descendus, nous reprenons la voiture pour aller jusqu'à Badwater qui est considéré comme le point le plus bas de la
vallée (86 m au-dessous du niveau de la mer) et aussi un des plus chaud.
Grâce au ponton de bois, nous pouvons nous avancer au-dessus des plaques de sel.
Toujours seuls au monde sur la route 178 qui nous mène vers Artist's Palette ! Seule une tempête de sable nous tiendra
compagnie.
A l'écart de la route principale, sur environ 9 miles (quasiment 15 kms), nous roulons sur une petite route en sens unique qui serpente entre les
roches...
...et nous découvrons cette merveille de la nature. Des pigments minéraux ont donné ces couleurs intenses à la pierre volcanique. DH fait état de ses
connaissances en la matière : les couleurs roses et jaunes sont produites par le fer, le vert est dû à la décomposition du mica et le manganèse permet d'obtenir les pourpres.
De retour au motel, le soleil de fin de journée nous offre encore une autre vision de ce désert impitoyable, finalement si riche, qui nous rappelle sans
cesse la capacité sans limites des hommes de s'adapter aux conditions climatiques les plus sévères.
Le lendemain matin, départ à 5h30 du matin pour ne rien manquer du lever de soleil sur Zabriskie Point et parce que nous devons
être entre 09h et 10h30 à Las Végas pour prendre possession du camping-car pour de nouvelles aventures !
Pendant que les filles dorment dans leur siège auto et que DH reste auprès d'elles, j'effectue l'ascension de la colline toute seule, dans un calme olympien, emmitoufflée dans ma fourrure
polaire, capuche vissée sur la tête !
Le paysage à 360° qui s'offre à moi est somptueux. La magie des couleurs est là. J'écoute le silence.
Cet endroit, autrefois exploité pour le borax offre une vision étrange et saisissante sur des formations géologiques multicolores travaillées par l'érosion. Je n'ai
pas pris de petit-déjeuner et mon imagination vagabonde en voyant de telles roches que je compare à de gros gâteaux caramélisés.
Passant de l'océan aux montagnes, des montagnes aux déserts, nous quittons la Californie, moteur du rêve américain, avec regret, pour faire route désormais vers le Nevada mais surtout l'Utah où nous dormirons le soir même.
Encore merci pour vos commentaires chaleureux.
A très bientôt.
Ci-dessous, sept des plus fameux prisionniers incarcérés à Alcatraz dont Al Capone sur la 1ère photo en
partant de la gauche. La plupart des détenus qui passèrent par Alcatraz y étaient placés non pour leurs crimes, mais parce qu'ils refusaient de se conformer aux règles dans les autres
prisons fédérales ou présentaient de forts risques d'évasion.