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Mardi 9 septembre 2008

Nous étions invités dimanche par des amis américains afin d' assister à notre premier match de football, la saison venant tout juste de reprendre.

Notre hôte a étudié à l'Université de PURDUE dans l'Indiana (à 1h20 au nord d'Indianapolis) ... comme Neil Armstrong !

Il est resté très attaché à elle, si bien que lorsque Purdue joue à domicile, il n'hésite pas à rouler pendant trois bonnes heures depuis Cincinnati pour se rendre au stade. Et c'est donc avec beaucoup d'excitation qu'il nous a conduit là-bas.

Avec le post d'aujourd'hui, je vais tenter à mon tour de vous faire découvrir le football américain qui se pratique ici depuis 1869, date à laquelle également l'Université de Purdue fut fondée.

Les Boilmakers (chaudronniers) est le surnom donné à l'équipe de Purdue. Il remonte à 1891 quand ils remportèrent un match contre leurs rivaux du Wabash College avec un score sans appel de 44 à 0. L'accent avait été alors mis sur leur force brute.

Lorsque nous sommes arrivés, toute la ville était aux couleurs de l'équipe et le temps semblait s'être arrêté pour cette rencontre. Les voitures portaient fièrement des drapeaux, jeunes et moins jeunes portaient des vêtements noirs et jaunes, les boutiques et décorations florales étaient elles aussi dans ces teintes.

Plusieurs parkings avaient été aménagés sur les pelouses si bien, que malgré la foule gigantesque, c'est avec une grande facilité que nous avons trouvé une place.

Les américains ont l'art du pique-nique quelque soit le lieu où ils se trouvent : ce que je croyais être des stands de vendeurs de sandwichs ou de tee-shirts étaient en fait des paravents abritant des supporters en train de déjeuner avec leur barbecue portable.


Nous avons alors pénétré dans l'enceinte du Ross-Ade Stadium qui était bondé.


A peine avions nous trouvé nos places que l'hymne national fut joué par le jazz band.

Tous debouts, tête nue, la main sur le coeur, nous avons chanté, écouté "The Star Spangled Banner" (La Bannière Etoilée) et croyez-moi, ce fut encore un moment fort en émotion pour moi car je réalise à chaque fois la chance que j'ai de pouvoir vivre ici et d'assister à de tels évènements.


Le football américain est un sport qui engage tout le monde et, pour que la partie soit réussie, quelques ingrédients sont nécessaires (hormis un temps clément ;o)) ).

Vous trouverez toujours des cheerleaders (pompoms girls) pour animer les tribunes. Très souvent gymnastes, elles constituent de vraies équipes :


Elles sont toujours accompagnées de l'orchestre de l'Université :

Les majorettes, les agitateurs de foule et la mascotte contribuent également à l'ambiance !

Puis les équipes, comptant entre 22 et 53 joueurs chacune (remplaçants inclus). pénètrent sur l'aire de jeu.



1/ La tenue des footballeurs suit une réglementation très rigoureuse, son rôle étant  exclusivement protecteur :

- les pantalons sont moulants et doivent couvrir les genoux. Ils comprennent à l'intérieur des protections de hanches, de coccyx, des cuisses et des genoux,

- le casque est indissociable de l'image du football américain. La grille doit être solidement fixée, la mentonnière attachée, le protège-dents coloré pour être visible par les arbitres et fixé sur la grille,

2/ Les joueurs évoluent sur un terrain mesurant 100 yards (environ 91 mètres), sur lequel sont tracées des lignes blanches tous les 10 yards.





Chaque équipe comprend 11 joueurs sur le terrain et dispose de 4 tentatives (downs) pour accomplir 10 yards. Si elle échoue, elle rend le ballon à l'adversaire.

Les équipes ont une formation de joueurs spécialisés en attaque et une autre formation spécialisée en défense et les successions des phases de jeu permettent au coach autant de changements qu'il veut.

L'équipe qui est en possession du ballon doit le faire avancer jusqu'à la zone d'en-but de l'équipe adverse (qui est donc avec sa formation spécialisée en défense) qui doit empêcher cette progression.

3/ Si une équipe parvient à emmener le ballon jusqu'à la zone d'en-but adverse, elle marque 6 points : c'est le fameux touch down. A la différence du rugby, le joueur n'a pas besoin d'applatir le ballon.

Elle peut transformer l'action par un coup de pied entre les poteaux pour marquer un point supplémentaire.

Lors d'une phase de jeu, les joueurs peuvent marquer 3 points en faisant passer le ballon entre les poteaux, c'est le field goal.

4/ Pas de match sans arbitre ! Ils sont entre 5 et 7 sur le terrain et sont facilement reconnaissables avec leur maillot rayé noir et blanc. L'arbitre en chef a toujours une casquette blanche. Ils sont chargés de gérer le temps et de signaler les fautes en jetant au sol des mouchoirs jaunes (flags). Les pénalités s'expriment en perte de terrain.


* Quand les 11 joueurs sont en formation d'"attaque", ils doivent rester immobiles avant la mise en jeu, d'où cette position que vous pouvez voir sur la photo ci-dessous :

 
Seul un joueur de champ arrière peut bouger à condition que sa course soit parallèle et en retrait de la ligne de mêlée.
Par ailleurs, seuls les deux receveurs placés à l'extrémité de la ligne de mêlée ou les quatre joueurs placés en retrait de cette ligne peuvent recevoir une passe avant.

* Quand les 11 joueurs sont en formation de "défense", ils se placent comme ils veulent et peuvent bouger.
Seule obligation : ils ne peuvent pas franchir la ligne de mêlée avant la mise en jeu du ballon par l'adversaire qui est donc en formation d'attaque.
Ils doivent arrêter sa progression en plaquant au sol le porteur du ballon.


L'équipe de Purdue a remporté le match 42 à 10 contre l'équipe de Northen Colorado. Vous imaginez donc aisément l'effervescence qui a gagné les supporters ;o)

J'espère qu'avec ce billet ce sport vous apparaitra un peu moins obscur ! Plus tard, nous vous présenterons également le base-ball.

Merci beaucoup pour votre visite et vos adorables commentaires.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Mardi 2 septembre 2008

Aujourd'hui de nombreux petits écoliers français ont découvert ou repris le chemin de l'école et nous espérons que pour eux et pour vous, tout c'est très bien passé ;o)))

Ici, dans la plupart des cas, la rentrée des classes s'est faite le 18 août, et avec elle, des particularités américaines auxquelles Mathilde et Agatha sont sujettes.

Elles ne prennent pas encore les yellow bus school et n'emmènent pas encore de lunch box, mais les élèves américains sont habitués à ça.


Elles sont encore trop petites pour avoir un locker chacune, c'est à dire un casier pour y ranger leurs affaires pour la journée.

Par contre, tous les matins, elles récitent, debout, la main sur le coeur, un serment d'allégeance au drapeau américain tenu à tour de rôle par un élève, au cours duquel est évoquée la consécration des Etats-Unis à Dieu.

"Je jure fidélité au drapeau des Etats-Unis d'Amérique et à la République qu'il incarne : une nation unie sous l'autorité de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous".

"I pledge allegiance to the flag of the United States of America and to the Republic for which it stands, one nation under God, with liberty and justice for all".

Ne soyez pas trop surpris par ce procédé patriotique, les américains y voyant à la fois une fonction sociale permettant aux différents membres d'un groupe de s'identifier entre eux comme appartenant à la même communauté, et une fonction psychologique leur permettant de leur rappeler les idéologies auxquelles ils sont rattachés.

A l'origine, ce serment est un texte qui a été écrit par un pasteur baptiste, Francis Bellamy dans les années 1890 pour mettre l'accent sur l'unité de la nation, les souvenirs de la Guerre civile étant encore trop présents.

Puis, la notoriété du serment se développa à nouveau dans les années 1920 à la suite d'une vague d'immigration importante et à la croissance de mouvements tel que celui du Ku Klux Klan qui revendiquait une "américanisation" des populations arrivant sur le territoire.

Dans les années 1950, époque de la Guerre de Corée, du Maccarthysme, Eisenhower christianisa son discours politique en rappelant la menace communiste aussi bien extérieure qu'intérieure. Or, pour lui, la grande différence entre l'URSS et les Etats-Unis est la croyance en Dieu.

D'où la référence à Dieu dans le ce serment d'allégeance depuis 1954.

La Cour Suprême des Etats-Unis se penchera d'ailleurs demain sur la question de cette référence à Dieu, mais il faut savoir que 87% des américains sont favorables à son maintien.



Nous espérons que ce petit article vous a plu...en attendant le prochain ! Lol !

Plein de grosses bises à vous.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Lundi 1 septembre 2008

Aujourd'hui, aux Etats-Unis, c'est jour férié : c'est le Labor Day qui tire ses origines d'une grève de cheminots qui, en 1894, avaient voulu soutenir les ouvriers de l'entreprise Pullman, eux-même en grève contre leur employeur afin de ne pas travailler plus de huit heures par jour.

Le Président de l'époque, Cleveland, avait envoyé des troupes pour mettre fin au mouvement et durant les affrontements, deux hommes furent tués près de Chicago.

Les américains, choqués par de telles méthodes, ont pu obtenir un jour chômé pour honorer les travailleurs. (A noter que le 1er mai est également férié ici, mais cette fois axé sur la lutte syndicale et revendicative.)

Le Labor Day marque également la fin de l'été et c'est l'occasion de faire des BBQ entre amis, d'organiser des pique-nique et d'assister à de nombreux feux d'artifices.

Et hier soir à Cincinnati, sur les berges de l'Ohio River, le show fut spectaculaire. Nous avions manqué celui de l'année dernière car nous arrivions tout juste aux Etats-Unis (et oui, pile 1 an aujourd'hui, que je vis mon rêve américain), mais cet évènement a lieu chaque année depuis 1977 alors nous essaierons d'assister encore aux prochains.


Nous vous laissons avec ces clichés et vous donnons rendez-vous demain pour un petit article sur la rentrée des classes.......of course ;o))) et en attendant, nous vous remercions pour vos coms.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Vendredi 22 août 2008

Nous reprenons aujourd'hui les posts relatifs à notre quotidien et c'est surtout Fran qui a rédigé celui-ci consacré aux sodas.

Aux Etats-Unis, TOUT LE MONDE boit des sodas ce qui consitue une grande différence d'avec la France. (La consommation de sodas aux US doit être, à peu de chose près, égale à la consommation d'eau en France.)
 
Les sodas comprennent toute une série de boissons froides et sucrées (Coca-Cola, Pepsi, 7 up, Sprite, Dr Pepper, Mountain Dew, etc...)

Il y a toutes les saveurs (caramel, cerise, citron, orange, fraise, framboise, vanille, chocolat, etc...). Il y a du diet, du light, du sans caféine, du normal, du max avec encore plus de caféine et de sucre, etc...

Avec tout ce choix, vous imaginez le rayon "sodas" d'un supermarché :


L'histoire de ce genre de boissons est intéressante : en 1885, un docteur invente le "Dr Pepper" à des fins curatives notamment pour guérir les maux d'estomac. L'année d'après, un pharmacien fait la même chose en proposant un sirop s'appelant "Coca Cola" (qui, au départ, contenait une trace de cocaïne dans sa formule), et en 1898, ce fut aussi un pharmacien, pour les mêmes raisons, qui inventa le "Pepsi".
Donc, au départ, les sodas sont vendus sous forme de médicaments, mais les gens aiment tellement leur goût qu'ils deviennent rapidement une boisson quotidienne.

(Et la boucle est bouclée en quelque sorte car de nouvelles gammes de sodas ont fait leur apparition afin de tenter d'améliorer l'image de marque de ces boissons en déculpabilisant les consommateurs en leur offrant un curieux mélange de soda light enrichi de minéraux et/ou vitamines. Ce sont les sodas-santé !)

Les deux plus grandes marques sont "Coca-Cola" et "Pepsi" et tous les "fast-food" servent l'un ou l'autre.

Les américains ne se contentent pas d'en boire seulement pendant leur repas, c'est toute la journée qu'ils en profitent, au travail, au cinéma, en voiture, le matin, le midi, le soir.

En moyenne, un américain boit 50 canettes de soda par mois et les objets du quotidien participent à cette frénésie. Nous voulions avec ce billet vous donner des exemples en photo !

Ainsi, vous trouverez souvent des caddies porte-gobelets ou sodas


Chaque voiture possède à l'avant et parfois même à l'arrière, des compartiments pour y placer les sodas.
Lesquels sont aussi présents dans les sièges-autos des enfants ou les poussettes.



Les chaises de camping, de jardin en sont aussi équipées

Certains casques de chantier !

Des lunch box

et d'autres exemples encore ne manquent pas !

Nous vous disons à très bientôt et vous remercions pour votre passage ici ;o)))


Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Au quotidien
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Jeudi 14 août 2008

Avant d'alimenter à nouveau ce blog par des articles relatifs à notre quotidien, je souhaitais vous dresser un tout petit bilan de mon voyage dans cet Ouest mythique.

Pour bon nombre d'entre vous, les noms des parcs vous auront été familiers, mais de là à les situer exactement sur une carte, c'est tout autre chose.

Ci-dessous donc notre itinéraire exact depuis San Francisco :



Et maintenant, voici quelques rappels ou données supplémentaires :

* Voyage effectué du mercredi 14 mai 2008 au jeudi 05 juin 2008, soit 23 jours.

* 1263 miles (2032 kms) parcourus en voiture de San Francisco à Las Vegas, auxquels s'ajoutent les 1294 miles (2082 kms) faits avec le RV de Las Vegas à Las Vegas, soit au total 2557 miles (4114 kms) pour vivre cette aventure.

* Nous avons rempli 14 fois les réservoirs d'essence : au total 230 $ pour la voiture et 520 $ pour le RV.

* Nous avons dormi 13 nuits dans des hôtels ou motels et 10 nuits dans des campgrounds dont 2 nuits dans un camping privé et toutes les autres dans ceux situés dans les Parcs. Parmi eux, 2 nuits dans des campgrounds primitifs mais qui ont été nos préférés pour leur authenticité (à Arches National Park et à Monument Valley).

* Nous avons bénéficié de 21 journées ensoleillées, d'une 1/2 journée pluvieuse et d'une 1/2 journée neigeuse, et d'une journée nuageuse.
La température la plus élevée fut observée à Arches et la plus froide à Bryce Canyon, suivi de près par Death Valley (nous n'en revenons toujours pas !).

* Je ne sais pas exactement combien de photos nous avons prises mais nous en avons conservé 502

* Bien que la chose soit extrêmement difficile à réaliser, nous avons tenter d'établir avec DH un top 10 de nos destinations préférées n'incluant pas Las Vegas car vraiment trop spéciale pour l'intégrer dans le classement mais dont nous recommandons néanmoins la visite !

        Pour DH :                        Pour moi :
  1/ San Francisco              1/ San Francisco
  2/ Yosémite                     2/ Death Valley
  3/ Séquoia                       3/ Monument Valley
  4/ Monument Valley         4/ Bryce Canyon
  5/ Death Valley                5/ Séquoia
  6/ Bryce Canyon              6/ Yosémite
  7/ Arches                        7/ Arches
  8/ Lake Powell                 8/ Grand Canyon
  9/ Grand Canyon              9/ Zion
10/ Zion                           10/ Lake Powell


* Et pour finir, vous nous avez laissé 243 messages de sympathie de San Francisco à Las Végas et nous tenions à vous dire un grand MERCI !

Je vous laisse avec cette jolie photo prise à quelques miles de Monument Valley et vous dis à très bientôt pour suivre notre quotidien. Je n'oublie pas que dans un futur assez proche je dois vous présenter mon voyage dans le Sud de la Floride effectué en avril dernier ;o)))

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Nevada
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Mercredi 13 août 2008

Et bien voilà, c'est la fin du périple avec ce départ à 03h du matin de Grand Canyon pour rejoindre le Nevada et Las Vegas avec ses débauches de néons, de paillettes, de luxe. Nous quittons les grands espaces naturels pour entrer dans la démesure américaine de cette ville démente.

Nous ramenons dans un premier temps le RV avec le plein d'essence, le ménage fait, il est tout beau tout neuf...sauf le pare-choc arrière embouti à Bryce Canyon vous le savez. Et bien la petite plaisanterie contre les pins nous côutera, comme par hasard, le montant de la caution laissée au départ ! 500 $ ! Ca fait cher du pare-choc même en y incluant la main d'oeuvre !

Nous prenons ensuite un taxi pour rejoindre le centre-ville et surtout le Strip, LA rue principale de Las Vegas où sont concentrés la plupart des grands hôtels. Prix de la course 40 $ pour 1/2 heure de trajet, ce qui reste très convenable.

Je dois avouer que de jour, mis à part le fait qu'elle soit située en plein désert du Nevada, la ville n'est pas impressionnante, mais peut être suis-je maintenant habituée aux grandes cities ;o))

Nous arrivons au Planet Hollywood Resort (l'ancien Aladin) où nous passerons trois nuits. Dès le lobby, nous sommes dans l'ambiance de Las Vegas : immenses murs de lumières, immenses lustres design, immenses ascenseurs, immenses galeries marchandes, immense chambre rénovée très confortable, avec d'immenses lits et une salle de bain immense presque aussi grande que la chambre. Vous l'aurez compris, à Las Vegas, TOUT est immense.

La décoration de cet hôtel très moderne est axé sur le métal et fait la part belle aux souvenirs évoquant le 7ème art.

Je ne vais pas vous raconter nos quatre jours passés sur place qui sont sans intérêt pour vous puisque DH étant là pour le travail, les filles et moi avons passé nos journées à dormir, à déambuler dans les galeries marchandes bien climatisées et à profiter de la piscine.

(Je vous montre néanmoins une photo d'un antre de la perdition :)



Par contre, je vais tenter de vous parler de la déco de quelques hôtels que nous avons visité ainsi que de la qualité des buffets qui sont à volonté pour un prix très correct (!!!) et surtout vous montrer Las Vegas de nuit.

Arpenter le Strip équivaut à faire un tour du monde d'un trottoir à l'autre en empruntant tapis et escaliers roulants.

A titre d'exemple, ci-dessous, le Paris. Lorsque vous passez devant, vous entendez les ritournelles de Piaf ou certaines reprises de Mireille Mathieu et curieusement, c'est très plaisant.
Je vous recommande le buffet de cet hôtel qui s'en tient à la gastronomie des régions françaises dans un cadre adorable puisque les tables sont disposées sur une petite place de village reconstituée, entre de jolies maisons évoquant nos différentes régions, le tout sous un plafond de ciel bleu.


La Tour Eiffel est à demi échelle mais reste très impressionnante d'autant plus que ses pieds sont plantés à l'intérieur du casino. L'entrée principale de cet hôtel est une réplique de l'entrée du musée d'Orsay, vous trouverez aussi, l'Opéra Garnier, l'Arc de Triomphe, la façade de l'Hôtel de Ville, une partie du Louvre,, une réplique de la galerie des Glaces de Versailles.

 


Ici, il s'agit du Vénétian qui reproduit à merveille Venise avec sur cette photo, la place Saint-Marc, le Grand Canal parcouru par de vraies gondoles, le Pont des Soupirs. Nous avons été conquis par cet hôtel absolument incontournable, et sa galerie marchande reconstituant un quartier du vieux Venise avec des rues pavées. Tous les matériaux ont été importés d'Italie et notamment le marbre et les lustres en Murano).


Le Louxor est, il faut le reconnaitre, une des plus belle réussite architecturale de Las Vegas avec son sphinx à l'entrée qui est grandeur nature, tout comme cette pyramide identique à celle de Giseh.
A l'intérieur, dans l'allée principale, vous trouverez une allée de tête de béliers, des colosses assis, des ascenseurs inclinés adaptés à ces parois obliques.


Et voici notre hôtel photographié de nuit car le jeu des enseignes lumineuses est fantastique. Nous avons passé de longues heures dans la galarie marchande "Miracle Mile" de 2 kms sous un faux ciel bleu encore une fois. Nous allons de boutiques en boutiques en marchant au sein de ruelles pittoresques d'une petite ville d'Afrique du Nord. Moucharabiehs, coupoles ornées d'arabesques, minarets sont très convaincants.


Ci-dessous, le très élégant Bellagio d'Ocean's Eleven, dont l'entrée comporte une incroyable serre, des points lumineux en verre soufflé, des couloirs tous plus beaux les uns que les autres et surtout un spectacle gratuit de jets d'eau sur un mini lac de presque 4 hectares (Mdr !) qui s'élèvent sur fond d'opéras !

Le Bellagio possède l'un des meilleurs buffets de la ville. Nous l'avons testé un soir et la longue file d'attente ainsi que son tarif un peu plus cher qu'ailleurs (35 dollars) justifient le déplacement. Le buffet est très varié, d'une qualité et d'une fraicheur irréprochable. Laissez-vous tenter par les immenses pinces de crabes (je vous dis, tout est immense à Las Vegas) ou le stand des viandes où vous y trouverez du boeuf fondant comme du beurre.



Les machines à sous du Bellagio comme la plupart de celles des autres casinos ne possèdent plus les mythiques leviers mais des boutons à presser. Les espaces sont immenses et saturés de machines et tables de jeux où les clients semblent être reliés à leur machine pour l'éternité !

J'ai moi-même joué cinq malheureux dollars histoire de dire que je l'avais fait. Ma mise a duré presque 40 mn !


L'Excalibur , tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, nous a moins plu peut être à cause du fait qu'il fasse caricature.


Avec le New-York, l'illusion est là avec ces douzaines de tours de Manhattan. Vous reconnaissez à gauche, le grand Empire State Building et le deuxième en partant de la droite, le Chrysler Building. Nous ne la voyons pas sur ma photo, mais la Statue de la Liberté est aussi présente, tout comme le pont de Brooklin. A l'intérieur, la décoration représente les célèbres quartiers de New-York (Broadway, Chinatown, etc...)


Nous n'avons pas vu l'intérieur du Treasure Island mais nous avons assisté à son spectacle époustouflant d'un bateau de pirates qui affronte celui des sirènes. Il s'agit d'un véritable show avec beaucoup d'effets pyrotechniques, de chants et de chorégraphies.


Las Vegas est une ville qui se visite la nuit. Si vous y allez avec des enfants, ne les perdez pas de vue et sachez que vous ne pourrez pas vous approcher des tables de jeux ou des machines à sous en leur présence.
Ne soyez pas surpris que je vous aie présenté qu'un seul cliché de l'intérieur d'un casino car généralement, les appareils photos ne sont pas très tolérés à cause de l'anonymat des joueurs qu'il faut préserver.

Le bilan de ces 23 jours d'escapades dans l'Ouest, terre de contrastes, est d'une richesse inouie.

Demain, j'essaierai de vous montrer, carte à l'appui, ce que fut l'itinéraire depuis San Francisco et vous donnerai quelques chiffres clés. Si vous avez des questions, je tenterai également d'y répondre sur le blog pour que tout le monde puisse en profiter.

D'avance, avec Fran, nous vous remercions pour vos visites et l'intérêt que vous portez à ce blog en nous laissant vos impressions.







 

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Nevada
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Mardi 12 août 2008

Bien que le site soit fabuleux, nous avions hâte de quitter le Lake Powell pour terminer notre visite des grands parcs de l'Ouest par Grand Canyon (South Rim).

Nous avons encore roulé près de 143 miles (398 kms) pendant 3 heures sur des routes rectilignes avant d'arriver devant cet extraordinaire phénomène géologique.

Ahhhh, des pierres nous en avons vu depuis le départ, mais chaque site a sa particularité et Grand Canyon va se révéler à la hauteur de nos attentes.


Nous prenons d'abord possession de notre étroit emplacement 69 (hep, je vous vois sourire !) au sein du Mather Campground basé dans le parc, entre les pins, en essayant de ne pas emboutir le pare-chocs avant cette fois ;o)), puis, sans attendre davantage, nous partons emprunter la navette gratuite qui jallone la falaise pour voir le panorama légendaire.

 

 

Elle nous dépose au point d'observation Yavapai, c'est à dire à l'extrémité Est du parc, et nous goûtons au vertige que la nature nous offre une nouvelle fois avec cette profondeur de 1600 m. Pour rejoindre l'autre versant (North Rime), il faut compter 5 heures de route (215 miles) !


Aussi loin que porte notre regard, nous voyons une immense étendue de roches rouges, de falaises, un véritable labyrinthe de gorges érodées.
Ci-dessous, en bas à gauche de la photo, il est difficile de bien distinguer le Colorado, mais ce rapide capricieux et sinueux est bien là, minuscule depuis ce point de vue.


Les superpositions des différentes roches sont par contre nettement visibles : Grand Canyon nous ouvre les pages de son immense livre d'histoire géologique.

Les couches sédientaires multicolores prennent des nuances variant suivant l'angle du soleil


Nous avons longé la corniche sur toute sa longueur à pied en poussant les poussettes qui reprennent du service (et nos mollets aussi), le sentier étant parfaitement aménagé bien que parfois effleurant dangeureusement la bordure du canyon.

Puis nous pénétrons dans cette boutique dont l'architecture hopi a été totalement respectée.


Nous poursuivons le chemin jusqu'à cette maisonnette en pierre de 1914 qui surplombe l'abîme du Grand Canyon. Cette boutique appelée Lookout Studio possède deux terrasses sur deux niveaux différents afin de jouir de la vue et photographier les rares condors californiens qui survolent le coin.


Ci-dessous, ce petit écrin de verdure c'est Indian Gardens où les randonneurs peuvent faire étape après avoir descendu le Bright Angel Trail, le sentier le plus populaire de tous qui descend en lacets jusqu'au fond du canyon.




Du fait des différences d'altitudes considérables, la flore est très diversifiée. Au fond de la gorge, le climat étant plutôt subtropical sec, il y a des cactées, puis à 1200m, il y a des chênes et des acajous, un peu plus haut des pins, et à la hauteur où nous sommes (2500 m) des pins et des sapins. Tout comme à Bryce Canyon d'ailleurs, nous avons ressorti les fourrures polaires.


Comme le départ pour Las Vegas se fera à 3 h du matin, nous n'irons pas jusqu'à la fameuse passerelle de verre "Skywalk" qui se trouve à 250 miles d'ici (environ 400 kms !). De toute façon, entre le prix à régler pour rentrer dans la réserve (50 dollars par personne), auquel s'ajoute celui d'accès à la passerelle (25 dollars par personne pour 15 mn), je pense que nous n'aurions pas fait l'effort budgétaire. Le panorama proposé ici est déjà largement époustouflant.

Le voyage au coeur des parcs de l'Ouest s'arrête là mais le circuit n'est aps encore bouclé ! Nous devons ramener le RV à bon port et profiter maintenant de quatre jours pleins à Las Vegas où se tiendra la Convention de DH.

Ne manquez donc pas ce rendez-vous d'un autre genre.

Merci pour vos commentaires que nous lisons, Fran et moi avec beaucoup de plaisir.

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Arizona
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Lundi 11 août 2008

Nous repartons de Monument Valley le coeur léger et sans aucune pression, le prochain emplacement de camping étant aménagé dans la marina du Lake Powell où toutes les commodités ainsi qu'un accès illimité à la piscine de l'hôtel situé tout près nous attendent.

Nous traversons l'Arizona au milieu de grandes étendues désertiques pendant trois heures de route. Jusqu'en 1957, il n'y avait rien. Puis le gouvernement décida la construction d'un énorme barrage destiné à endiguer le flot du Colorado et à produire en masse de l'électricité.


Le barrage de Glen Canyon a eu pour conséquence la formation d'un très grand lac artificiel appelé le Lake Powell et les habitations ont poussé comme des champignons, la petite ville de Page n'étant qu'à 6 miles (- de 10 kms) de là.

Notre étape sera de deux jours dans cette région où les énormes falaises rouges tombant dans le Lake Powell nous offrent encore un joli spectacle. L'activité nautique y est très développée mais l'immensité du lac est tel que chacun peut se sentir seul.


Le lac totalise 3150 kms de rivage (plus grand que celui de la côte Pacifique !!!) où l'on trouve une multitude de plages et de criques sauvages où il est agréable de se baigner. Ce lac artificiel a tout d'un lac naturel grâce à ce mariage harmonieux de l'eau et de la pierre.


Malheureusement, à peine arrivés au Wahweap Campground, nous recevons un appel téléphonique nous informant que maman venait d'avoir un accident, qu'elle allait bien mais que ma voiture était à la casse. Nous avons donc passé la journée à régler cet incident à distance, la tête ailleurs que dans cet endroit magnifique.

Nous avons été contraints de revoir nos plans, mais, sans ce tracas, nous aurions dû naviguer sur le lac et surtout nous devions être à Antelope Canyon à 12h30 exactement, heure à laquelle l'inclinaison du soleil permet au canyon de recevoir le plus de lumière donnant alors à la pierre une extraordinaire teinte orangée.. Il faut en effet que la lumière soit presque à la verticale pour pénétrer dans le canyon pour que la magie opère de cette façon :


Après une mauvaise nuit à tirer des plans sur la comète, nous sommes partis tôt, vers le nord de Page, pour profiter de la belle luminosité du matin sur Horseshoe Bend.
Nous sommes les seconds sur le parking basé au pied d'une petite colline que nous avons beaucoup de mal à franchir du fait du sable si fin et si profond. Je regarde ma montre, il est à peine 08h15 et la chaleur est déjà écrasante.


Nous pensons alors que le point de vue est immédiatement situé derrière. ERREUR ! Nous devons encore marcher 15 bonnes minutes dans ce désert.
Ci-dessous, cette photo vous permet de prendre conscience de l'étendue du plateau.


Et puis, nous apercevons enfin les méandres du Colorado s'enroulant autour de cet énorme piton rocheux. DH reste en retrait avec les filles car le point de vue est au bord de la falaise qui n'a pas de garde-fous et le danger est beaucoup trop important.
C'est spectaculaire de beauté mais le vertige s'empare de moi si bien que je me sens obligée de m'allonger sur la roche pour prendre les photos. (Il faut vraiment que le Père Noël m'apporte un objectif grand angle comme je le disais dans un précédent billet !)


Pour tenter de rattraper la journée d'hier qui nous a échappée, nous effectuons une visite guidée de l'intérieur du barage de Glen Canyon.

A l'aide d'un ascenceur, nous descendons très rapidement à l'intérieur de la centrale où le thermomètre affiche 50°F, soit 10°C. Quel contraste avec l'extérieur !


Le toit du barrage est recouvert de 8000 m2 de pelouse afin de diminuer la température à l'intérieur du bâtiment où se situent les turbines.
Seuls 30m nous séparent du Lake Powell et nous pensons que ce n'est pas le moment que ce barrage lache !


Ci-dessous, la vue intérieure du barrage avec ces grosses turbines.


Après que Mathilde ait obtenu son diplôme et son badge de Junior Ranger, nous passons le reste de l'après-midi à la Marina puis à la piscine de l'hôtel Lake Powell Resort.


Alors que nous nous séchons sur les chaises longues, je sursaute à la vue de ce Road Runner à l'aspect préhistorique. Vous le connaissez sûrement au travers du dessin animé "Bip Bip et le Coyotte". Il a de grandes pattes, une queue presque deux fois plus longue que le corps, une huppe, et ne vole pas !


Au final, nous n'avons pas pu visiter correctement cet endroit magnifique car les aléas de la vie en ont décidé autrement.
Nous nous rattraperons avec Grand Canyon où nous resterons deux nuits au sein du parc.

A très bientôt donc pour le suite de ces aventures.


Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Arizona
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Dimanche 10 août 2008

Départ d'Arches le mercredi 28 mai 2008 pour couvrir les 152 miles (245 kms) qui nous séparent encore de Monument Valley.
Nous scrutons déjà l'horizon pour tenter d'apercevoir ce site de légende que nous connaissons tous et qui contribue à alimenter le mythe de l'Ouest américain mais il est encore loin.

Nous sommes les acteurs de notre propre film pendant ces trois heures de route que nous effectuons, puis nous dépassons Bluff, puis le petit village sympathique de Mexican Hat coincé au bord de la rivière (depuis Zion, nous n'avions plus vu d'eau !), au pied des falaises rouges.

Les bas-côtés sont désormais occupés par les nombreux stands des Navajos qui y vendent leur artisanat, signe que désormais nous sommes proches du lieu tant attendu.

Et puis, c'est l'apparition :


Ca y est ! Nous y sommes ! Nous sommes là, où, petits, nous nous imaginions jouer aux cow-boys et aux indiens sur cette terre rouge si poussiéreuse et à l'histoire si mouvementée. Nous sommes là, au coeur de notre rêve, et c'est grandiose.
Je me laisse envahir par l'émotion, plus forte encore qu'à Death Valley, indescriptible.

Monument Valley étant régi par les indiens eux-mêmes, nous réglons un droit d'entrée de 5 dollars et en rajoutons 10, pour obtenir la permission de dormir sur place au Primitive Campgroung qui, comme son nom l'indique est....primitif, sommaire ! Juste de la terre battue et aucun sanitaire, aucun point d'eau, aucune table, aucun barbecue. Juste nous et la nature avec qui nous avions rendez-vous.

Impossible avec le RV d'emprunter la piste de 17 miles beaucoup trop cabossée qui traverse la réserve. Impossible aussi de louer les services d'un guide Navajo pour une balade à cheval car les filles sont encore trop petites et il est hors de question qu'un seul de nous puisse profiter et pas les autres.

Reste la solution du 4x4 mais nous optons pour nos jambes afin, dans un premier temps, de nous rendre jusqu'au Visitor Center pour déambuler dans la boutique. En chemin, non loin du John Ford Point, nous rencontrons cette jeune indienne Navajo en habit traditionnel posant pour une photographe. Nous lui demandons également la permission de prendre un cliché et nous l'accorde.




Il est midi et les buttes ne jouissent pas d'une luminosité exceptionnelle. Vous verrez plus bas, l'évolution de leurs couleurs en fin de journée.

Puis nous entrons dans deux maisons traditionnelles des Navajos. Les hogans faits de boue séchée et de rondins en bois de genevriers. Le second, plus circulaire est réservée aux femmes.

Pour se rapprocher des buttes, nous suivons un chemin jalloné de petits monticules appelés cairns qui nous montrent la voie à emprunter. Nous sommes enfin là où bat le coeur de l'Ouest mythique.

L'ensemble est époustouflant avec une vue jusqu'à l'horizon, nous sommes envoutés, transportés. Nous sommes sans voix. A Death Valley nous écoutions le silence, ici, nous le respirons.
Nous sommes dans le lieu qui est pour nous le plus impressionnant de l'Ouest américain, avec ce sentiment étrange d'être face à une présence. C'est endroit à l'âme du western.

 
Nous sommes à 1700 m d'altitude face à ces paysages uniques des Three Sisters.
East Mitten Butte, au centre Merrick Butte et West Mitten Butte qui mesurent 300 m de hauteur.
Les couleurs sont incroyables avec ce ciel bleu qui contraste avec la couleur ocre de ces roches.


Comme pour rajouter de la magie à l'instant que nous vivons, ces quatre indiens Navajos imprègnent le vent qui souffle de plus en plus fort de leur musique envoutante. Le Visitor Center a fermé ses portes depuis 1/2 heure, il est déjà près de 19h et nous sommes les derniers touristes.

 
Le soleil aussi nous dit au revoir.

En rentrant au RV, nous prenons une photo insolite avec cet indien jouant au golf sur le sentier.
 
Puis, c'est l'apothéose à 20h15 avec ce coucher de soleil que nous avons attendu toute la journée. La poussière vole, nos peaux recouvertes de sable si fin deviennent rouges elles-aussi, mais quelle sensation que d'observer ce panorama laissé à l'état naturel !

Nous n'avons que très peu dormis cette nuit là car le vent violent secouait fortement le RV et parce que nous avons gardé les yeux rivés sur les étoiles. Mon appareil photo a encore souffert de la tempête de la veille car, comme vous pouvez le voir, de fines particules se sont introduites dans l'objectif.

Je vous laisse aujourdhui sur le plus joli lever de soleil qui m'ai été donné de contempler !

Plein de bises à vous et à bientôt pour la suite du voyage qui nous conduira vers Page avec le Lake Powell, Horseshoe Bend, Glen Canyon, etc...

Nous vous renouvelons nos remerciements pour vos coms.

 

 

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Arizona
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Samedi 9 août 2008

Ce  mardi 27 mai 2008, nous prenons la route sous les flocons, à 04h00 du matin, car nous devons rejoindre Arches National Park, situé à 271 miles de là (436 kms), afin de pouvoir espérer décrocher un emplacement  dans le seul camping existant au sein du parc dont la règle est basée sur le principe du "premier arrivé, premier servi".

Il fait bien trop noir à l'extérieur pour prendre des photos mais nous croisons un coyotte à peine sortis de Bryce Canyon ainsi qu'une multitude de cerfs sur les bas-côtés.

Nous mettrons finalement 5h30 pour arriver devant l'entrée du parc.

Arches National Parc est une zone de grès dans laquelle l'érosion a formé des arches cette fois. Il y en aurait environ 2000. En effet, Arches a été créé par les forces conjuguées de l'eau, de la glace, des températures extrêmes et des mouvements sous-terrain de bancs de sel.

Nous sommes heureux que le Ranger nous accorde le droit de nous installer dans le fameux camping pour 15 dollars. Nous tenions vraiment à dormir sur place pour la beauté du site bien entendu mais aussi pour éviter encore une fois de trop longues distances à parcourir.

La route qui y conduit arpente une dénivellation importante à travers les sculptures de rochers rouges sur environ 23 miles (30 kms) en traversant le parc du Sud au Nord avec de possibles apparitions de béliers.

Le premier arrêt de quelques minutes seulement est consacré au point de vue de Park Avenue aux roches verticales, effilées, allignées telles des building d'une artère de New-York.

Un peu plus loin mais toujours visible depuis la route, une formation géologique fantaisiste, à l'équilibre fragile : c'est Balanced Rock qui défi les lois de l'apesanteur.

Plus au Nord, ne manquez surtout pas la mythique Delicate Arch posée comme par miracle sur le bord de la falaise, isolée des autres. C'est la plus connue de toutes et fut adoptée comme symbole de l'Etat de l'Utah.


Au bout de la route principale, un cul de sac avec le Devil's Garden Campground où nous passerons la nuit, heureux d'avoir été matinaux et de pouvoir occuper l'un des trois seuls emplacements restants car à 1/2 heure près nous étions quittes pour trouver quelque chose à Moab, la ville la plus proche.
 
Ci-dessous, un "petit" témoin de notre installation :


Après s'être badigeonnés d'écran total, nous partons immédiatement à pied en prenant les poussettes qui, pour une fois, vont s'avérer inutiles et bien encombrantes. Les sacs à dos sont pleins de sandwichs et d'eau qui seront salvateurs...vous verrez pourquoi. Le temps est splendide et promet des températures torrides.

En chemin, nous longeons Skyline Arch dont une large partie s'est déjà effondrée en 1940.


Puis nous arrivons au but que nous nous étions fixés, Sand Dune Arch, accessible par un chemin très facile, pour que les filles jouent un peu dans le sable fin. En passant entre ces parois étroites, Mathilde trouve le moyen de glisser, de se râper le genou (légèrement je précise) et d'hurler quasiment à la mort, si bien que grâce à elle, nous n'avons croisé aucun reptile ! Mdr !


La luminosité est très intense, la chaleur est accablante (102°F = 39°C) et le sable profond est brûlant empêchant les filles de s'amuser. 
C'est magnifique n'est-ce pas ?

Nous rebroussons chemin en continuant le petit sentier étroit se faufilant entre les genevriers noueux et les fleurs de cactus qui ajoutent un peu de vert et contrastent avec le sol rouge.


Nous prenons notre pique-nique au pied de Broken Arch. Tantôt effilées, tantôt larges, tantôt courtes, tantôt longues, mais toujours spectaculaires, les arches confèrent vraiment un caractère unique à ce parc.


 
Nous rencontrons une dame d'un certain âge, seule, sans aucune provision, nous demandant si elle est bien sur le chemin du retour pour rejoindre la route principale. Nous la rassurons et lui disons qu'à la croisée des chemins, elle rencontrera une pancarte justifiant sa position.

Je confie à DH qu'elle n'est pas prudente d'être partie en balade sans même une petite bouteille d'eau.

A peine avons nous terminé nos compotes de pomme, que nous repartons à notre tour et décidons de revenir au camping par le sentier touristique et non par la route. Nous portons donc les poussettes sur les épaules puisque le sol est toujours autant sablonneux et que nous devons escalader quelques rochers. Et là, au milieu du désert, dans l'étroitesse de deux parois, nous entendons le souffle haletant de la dame en question qui se sentait mal et qui recherchait un soupçon d'ombre.  Comme je le disais plus haut, notre gallon d'eau et le reste de sandwichs ont été salvateurs pour elle qui nous avoua plus tard s'être égarée. Elle nous expliqua qu'elle était juste descendue de voiture pour prendre une photo d'une arche qu'elle croyait près, et avait marché, marché, jusqu'à Broken Arch puis, qu'elle avait surestimé ses forces.

Nous l'avons gardé auprès de nous jusqu'à ce qu'elle retrouve son mari endormi dans la voiture, lui poussant même les fesses dans les moments d'escalade pour la ramener à bon port,
 

Arches est magnifique mais reste avant tout un désert de pierres et de sable, un vrai labyrinthe où il est assez facile de se perdre sans carte et dans lequel il faut rester vigileant.

Après une longue sieste, nous sommes partis à la découverte du Nord du parc en empruntant le Devil's Garden Trailhead où sont concentrées la plupart des grandes arches du parc. Le chemin monte...lentement...mais sûrement.

Au loin, en toile de fond, La Sal Montains et ses cimes enneigées.

Et de l'autre côté


Au bout de 40 mn de marche, nous apercevons Lanscape Arch, longue de 90 m et située à 30 m de haut, à l'aspect si frêle dont une partie s'est effondrée sur un touriste en 1991.

En poursuivant le sentier sur les roches, nous arrivons à Double O Arche qui forme un superbe 8 dans le ciel et qui mérite l'ultime effort.


La fatigue se faisant maintenant sentir, nous retournons au RV où nous dinerons autour d'un barbecue préparé pour un régiment sous l'oeil amusé d'un grand lapin de garenne ! Mdr !

Même si le campground affichait complet, nous avons eu le sentiment d'être seuls au monde en plein milieu de ce désert situé à 30 kms d'une route principale. et la nuit fut excellente.

Le lendemain matin, c'est le grand départ, celui pour Monument Valley.........................................mon deuxième grand frisson après celui de Death Valley.

Encore merci pour votre fidélité et vos messages si agréables à lire !

Par Fran et La Madricaine - Publié dans : Utah
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